setembro 20, 2010

Madame Bovary


«Dès le landemain, elle s’embarqua dans l’Hirondelle pour
aller à Rouen consulter M. Léon; et elle y resta trois jours.»


op.cit., p.385

setembro 19, 2010

Madame Bovary


Cathedral de Rouen
«Léon, à pas sérieux, marchait auprés des murs.
Jamais la vie ne lui avait paru si bonne. Elle
allait venir tout à l’heure, charmante, agitée,
épiant derrière elle les regards que la suivaient,
— et avec sa robe à volants, son lorgnon d’or,
ses bottines minces, dans toute sorte d’élégances
don’t il n’avait pas gouté, et dans l’ineffable
séduction de la vertu qui succombe.»

(continua)

op.cit., p.366

Madame Bovary

(continuação)


Cathedral de Rouen
«L’église, comme un boudoir gigantesque, se disposait autour
d’elle; les voûtes s’inclinaient pour recueillir dans l’ombre
la confession de son amour; les vitraux resplendissaient
pour illuminer son visage, et les encensoirs allaient brûler

pour qu’elle apparût comme un ange,
dans la fumée des parfums*.
»

* itálico meu

op.cit., p.366 (fin cit.)

setembro 18, 2010

Madame Bovary



«Emma pleurait, et il s’efforçait de la consoler [ ]
— Oh! C’est que je t’aime! Reprenait-elle,
je t’aime à ne pouvoir me passer de toi,
sais-tu bien?»

(p.300-301) (continua)


Gustave Flaubert, Madame Bovary,
Preface, notes et dossier par Jacques Neefs,
Paris, Librairie Générale Française,
Le Livre de Poche, 2008, pp.564

Madame Bovary

(continuação 1)

«Il s’était tant de fois entendu dire ces choses,
qu’elles n’avaient pour lui rien d’original.
Emma ressemblait à toutes les maîtresses;
et le charme de la nouveauté, peu à peu
tombant comme un vêtement, laissait voir
à nu l’éternelle monotonie de la passion
qui a toujours les mêmes formes
et le même langage.

Il ne distinguait pas,
cet homme si plein de pratique,
la dissemblance des sentiments
sous la parité des expressions.»

op.cit., p. 300-01 (continua)

Madame Bovary

(continuação 2)

«Parce que des lèvres libertines ou vénales
lui avaient murmuré des phrases pareilles,
il ne croyait que faiblement à la candeur
de celles-lá; on en devait rabattre,
pensait-il, les discours exagérés
cachant les affections médiocres;

comme si la plénitude de l’âme
ne débordait pas quelques fois
par les métaphores les plus vides,
puisque personne, jamais, ne peut
donner l’exacte mesure de ses besoins,
ni de ses conceptions, ni de ses douleurs,
et que la parole humaine est comme un
chaudron fêlé où nous battons des mélodies
à faire danser les ours, quand
on voudrait attendrir les étoiles.»

op.cit., p.300-1 (continua)

Madame Bovary

(continuação 3)

«Mais, avec cette supériorité de critique
appartenant à celui qui, dans n’importe
quel engagement, se tient en arrière,

Rodolphe aperçut en cet amour d’autres
jouissances à exploiter. Il jugea toute
pudeur incommode. Il la traita sans façon.
Il en fit quelque chose de souple et de corrompu.

C’était une sorte d’attachement idiot plein
d’admiration pour lui, de voluptés pour elle,
une béatitude qui l’engourdissait; et son âme
s’enfonçait en cette ivresse et s’y noyait,
ratatinée, comme le duc de Clarence
dans son tonneau de malvoisie.»

op.cit. p.300-1 (fin de cit.)

setembro 17, 2010

Madame Bovary

«— Que loucura! Como poderei chegar até ela? —

Parecia-lhe tão virtuosa e inacessível,
que toda a esperança,
mesmo a mais vaga,
o abandonou.»

----- // -----

«Ema não dormia; simulava estar
adormecida. E, enquanto Carlos,
a seu lado, pegava no sono, ela
despertava para sonhos diferentes.»


op.cit., II.5, p.121; e, II.12, p.213

setembro 16, 2010

Madame Bovary

«Desejava um filho; seria moreno e forte,
e chamar-se-ia Jorge. E esta ideia de ter um filho

varão era como o resgate, em esperanças,
de todas as suas impotências passadas.

Um homem, ao menos, é livre;
pode atravessar paixões e países,
atravessar os obstáculos,
saborear as felicidades mais longínquas.

Uma mulher sofre de impedimentos contínuos.
Inerte e flexível ao mesmo tempo,
tem contra si as fraquezas da carne
e as dependências da lei.

A sua vontade, como o véu do seu chapéu
seguro por um cordão, palpita a todos os ventos,
e há sempre um desejo que arrasta,
e uma conveniência que detém.»

(II.3, p.103)



Gustave Flaubert, Madame Bovary,
Trad. João Pedro de Andrade, Lisboa,
Clássicos Relógio d’Água, 1991, pp.372

setembro 15, 2010



Fidelidade magistral
de Claude Charbol
ao enredo Bovary
de Flaubert.

setembro 14, 2010

setembro 13, 2010

setembro 12, 2010

setembro 11, 2010

setembro 10, 2010