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março 26, 2012

outubro 05, 2010

Madame Bovary



La faculté du bovarisme c’est
«le pouvoir départi à l’homme
de se concevoir autre qu’il n’est.» (
Jules de Gaultier)
_____________________________________________

«[ ] voici, avec Mme Bovary, un être pourvu d’une énergie plus forte. Aussi la fausse conception qu’elle prend d’elle-même va-t-elle se traduire par de tout autres conséquences. Mme Bovary échappe au ridicule par la frénésie; avec elle, l’erreur sur la personne devient un élément du drame. Au service de l’être imaginaire qu’elle a substitué à elle-même elle emploi toute l’ardeur qui la possède. Pour se persuader qu’elle est ce qu’elle veut être, elle ne se tient pas [à des] gestes décoratifs […], mais elle ose accomplir des actes véritables. Or elle entreprend sur le réel avec des moyens qui ne sont valables qu’à l’égard de la fiction. La conception sentimentale qu’elle s’est formée d’elle même exige un effet une sensibilité différente de celle qui est la sienne, en même temps que des circonstances différentes de celles dont elle dépend.»

Jules de Gaultier,
in op.cit., p.549

outubro 04, 2010

Madame Bovary



Flaubert declarou no seu julgamento
do Tribunal do Sena:
«Madame Bovary, c’est moi!»,

Porém, os seus leitores declaram:
«Madame Bovary c'est l'humanité!»

outubro 03, 2010

Madame Bovary



«O pano preto, juncado de pétalas brancas,
levantava-se por vezes descobrindo o caixão.

Os portadores, fatigados, iam mais vagarosos;
e o féretro avançava por intercadências contínuas,
como uma chalupa baçouçando entre as ondas.

Chegaram. Os homens continuaram até um sítio baixo,
onde a cova estava aberta. No meio da relva.

Agruparam-se em torno; e enquanto o padre falava,
a terra vermelha, puxada para os bordos,
escorregava pelos cantos, sem ruído,
continuamente.

Depois de disporem as quatro cordas,
impeliram o ataúde. Carlos viu-o descer.
Descia sempre.

Por fim ouviu-se o embate,
as cordas subiram rangendo.

Então Bournisien pegou na pá que Lestoboudois
lhe estendia; e com a mão esquerda deitou-a cheia
de terra, vigorosamente, enquanto aspergia com a direita;
e a madeira do caixão, no choque com os grossos torrões,
produziu o ruído formidável que soa aos nossos ouvidos
como o eco da eternidade.»

op. cit., p.361

outubro 02, 2010

Madame Bovary



«Estava bom tempo; era um daqueles dias de Março claros e agrestes, em que o Sol reluz num céu pálido. Habitantes de Rouen, endomingados, passeavam com ar satisfeito. Ema chegou ao adro da igreja. Saíam da missa da tarde; a multidão escoava-se pelos três portais, como um rio pelos três arcos de uma ponte, e, no meio, mais imóvel que um rochedo, estava o guarda.

Lembrou-se ela então do dia em que, ansiosa e cheia de esperança, caminhara sob aquela grande nave que se alongava na sua frente, menos profunda que o seu amor; e continuou a andar, chorando debaixo do véu, aturdida, cambaleante, quase a desfalecer.»

op.cit., p.320

outubro 01, 2010

Madame Bovary



«Elle n’en continuait pas moins à lui écrire des lettres amoureuses,
en vertu de cette idée, qu’une femme doit toujours
écrire à son amant.

Mais, en écrivant, elle percevait un autre homme, un fantôme
fait de ses plus ardents souvenirs, de ses lectures les plus belles,
de ses convoitises les plus fortes; et il devenait à la fin si
véritable, et accessible, qu’elle en palpitait émerveillée,
sans pouvoir néanmoins le nettement imaginer,

tant il se perdait, comme un dieu,
sous l’abondance de ses attributs.»

:)
(destaque meu)

op. cit., p.429

setembro 30, 2010

Madame Bovary



«Elle venait de partir, exaspérée.
Elle le détestait maintenant. [ ]

Puis, se calmant, elle finit par
découvrir qu’elle l’avait sans doute
calomnié. Mas le dénigrement de ceux
que nous aimons toujours nous en détache
quelque peu.

Il ne faut pas toucher aux idoles:
la dorure en reste aux mains.»

op. cit., p.418

setembro 29, 2010

Madame Bovary



«[…] C’était une manière de permission qu’elle se donnait
de ne point gêner dans ses escapades. Aussi en profita-t-elle
tout à son aise, largement. Lorsque l’envie la prenait de voir
Léon, elle partait sous n’importe quel prétexte, et, comme
il ne l’attendait pas ce jour-lá, elle allait le chercher à son étude.
[ ] Il fallait que Léon, chaque fois, lui racontât toute sa conduite,
depuis le dernier rendez-vous. [ ] Il ne discutait pas ses idées;
il acceptait tous ses goûts; il devenait sa maîtresse plutôt qu’elle
n´était la sienne.»

op.cit., p.412-3

setembro 28, 2010

Madame Bovary



«Binet sorria, o queixo curvado,
as narinas dilatadas, e parecia
perdido numa daquelas felicidades
completas que decerto pertencem
apenas às ocupações medíocres,
que distraem o espírito por
dificuldades fáceis, e
o adormentam numa
realização para
além da qual
nada mais
se pode
desejar.»

:)

op. cit., p.327

setembro 27, 2010

Madame Bovary



«A Lua, redonda e cor de púrpura,
erguia-se na linha do horizonte,
ao fundo da planície.

Subia rápida entre os ramos dos choupos,
que a ocultavam a espaços,
como uma cortina preta, esfarrapada.

Depois apareceu, deslumbrante de brancura,
no céu vazio que ela iluminava; e então,
abrandando a marcha, deixou cair
sobre a ribeira uma grande mancha clara,
que se dividia numa infinidade de estrelas,
e o clarão argênteo parecia torcer-se ao fundo
da água, como uma serpente sem cabeça,
coberta de escamas luminosas.»

op.cit.,II.12, p.215

setembro 26, 2010

Madame Bovary



«Il savourait pour la première fois l’inexprimable délicatesse des élegances féminines. Jamais il n'avait rencontré cette grâce de langage, cette réserve du vêtement, ces poses de colombe assoupie. Il admirait l’exaltation de son âme et les dentelles de sa jupe. D’ailleurs, n’était-ce pas une femme du monde, et une femme marié! Une vraie maîtresse enfin? Par la diversité de son humeur, tour à tour mystique ou joyeuse, babillarde, taciturne, emportée, nonchalante, elle allait rappelant en lui mille désirs, évoquant des instincts ou des réminiscences. Elle était l’amoureuse de tous les romans, l’héroïne de tous les drames, le vague elle de tous les volumes de vers.»

op.cit., p.397

setembro 25, 2010

Madame Bovary



«Comme ils aimaient cette bonne chambre pleine de gaieté, malgré sa splendeur un peu fanée! Ils retrouvaient toujours les meubles à leur place, et parfois des épingles à cheveux qu’elle avait oubliées, l’autre jeudi, sous le socle de la pendule. Ils déjeumaient au coin du feu, sur un petit guéridon incrusté de palissandre. Emma découpait, lui mettait les morceaux dans son assiette en débitant toutes sortes de chatteries; et elle riait d’un rire sonore et libertin quand la mousse du vin de Champagne débordait du verre léger sur les de ses doigts. Ils étaient si complètement perdus en la posséssion d’eux-mêmes, qu’ils se croyaient là dans leur maison particulière, et devant y vivre jusqu’à la mort, comme dux éternels jeunes époux.»

op.cit., p.396

setembro 24, 2010

Madame Bovary

«Teriam só aquilo para dizer? Nos olhos de ambos, todavia, desenhava-se um diálogo mais sério; e, enquanto se esforçavam por encontrar frases banais, sentiam a mesma languidez invadi-los aos dois; era como um murmúrio da alma, profundo, ininterrupto, que dominava o das vozes. Tomados de espanto por aquela nova sensação de suavidade, não pensavam em comunicá-la nem em descobrir-lhe o motivo. As felicidades futuras, como as margens dos rios tropicais, projectam na imensidade que as precede a sua indolência natural, espécie de brisa perfumada, e nessa embriaguez adormecemos, sem nos inquiertarmos com o horizonte que ainda se não vê.»

op.cit., II.3, p.109

setembro 23, 2010

Madame Bovary

«Quanto à lembrança de Rodolfo,
descera-lhe ao mais profundo do coração;
e ali permanecia, mais solene e mais imóvel
que múmia de rei num subterrâneo.

Daquele grande amor embalsamado
evolava-se uma exalação que, passando
através de tudo, perfumava de ternura
a atmosfera imaculada em que ela desejava
viver. [ ]




Então, entregou-se a generosidades excessivas.
Costurava vestuários para os pobres; fazia presentes
de lenha às mulheres de parto; e um dia, ao entrar
em casa, Carlos encontrou na cozinha três vagabundos
sentados à mesa, comendo sopa. [ ] A mãe de Carlos
não achou nada a censurar-lhe, excepto talvez aquela
mania de fazer camisolas de malha para os orfãos,
em vez de passajar os panos da cozinha.»



:)



op.cit., II.14, p.232

setembro 22, 2010

Madame Bovary


«Jamais madame Bovary ne fut aussi belle qu’á cette époque;
elle avait cette indéfinissable beauté qui résulte de la joie,
de l’enthousiasme, di succès, et qui n’est que l’harmonie
du tempérament avec les circonstances. Ses convoitises,
ses chagrins, l’experience du plaisir et ses illusions
toujours jeunes, comme font aux fleurs le fumier,
la pluie, les vents et le soleil,
l’avaient par gradations
développée,

et elle s’épanouissait enfin
dans la plénitude de sa nature
*

op.cit., p.305

* itálico meu

setembro 21, 2010

Madame Bovary


Rouen
«Puis, d’un seul coup d’oeil, la ville apparaissait.

Descendant tout en amphithéâtre et noyée dans le brouillard, elle s’élargissait au-delá des ponts, confusément. La pleine campagne remontait ensuite d’un mouvement monotone, jusqu’à toucher au loin la base indécise du ciel pâle. Ainsi vu d’en haut, le paysage tout entier avait l’air immobile comme une peinture; les navires à l’ancre se tassaient dans un coin; le fleuve arrondissait sa courbe au pied des collines vertes, et les îles, de forme oblongue, semblaient sur l’eau de grands poissons noirs arrêtés. Les cheminées des usines poussaient d’immenses panaches bruns qui s’envolaient par le bout. On entendait le ronflement des fonderies avec le carillon clair des églises qui se dressaient dans la brume. Les arbres des boulevards, sans feuilles, faisaient des broussailles violettes au milieu des maisons, et les toits, tout reluisants de pluie, miroitaient inégalement, selon la hauteur des quartiers. Parfois un coup de vent emportait les nuages vers la côte Sainte-Catherine, comme des flots aériens qui se brisaient en silence contre une falaise.

(continua)
op.cit., p.393


----- // -----

«Depois, subitamente, a cidade aparecia.

Descendo em anfiteatro e afogada em nevoeiro, alargava-se para além das pontes, confusamente. A larga campina subia depois num declive monótono, até tocar ao longe a linha indecisa do céu pálido. Assim vista de alto, toda apaisagem parecia imóvel, como uma pintura; os navios ancorados amontoavam-se num canto; o rio arredondava a sua curva próximo de colinas verdes, e as ilhas, de forma oblonga, pareciam grandes peixes escuros presos na água. As chaminés das fábricas soltavam imensos penachos cinzentos que se desvaneciam no ar. Ouvia-se o som áspero das fundições junto ao claro repique das igrejas que se erguiam na bruma. As árvores das avenidas, sem folhas, formavam grandes manchas violáceas por entre as casas, e ostelhados, reluzentes de chuva, lançavam reflexos mais ou menos brihantes, conforme a altura dos bairros. Por vezes um pé de vento varria as nuvens esverdeadas para os lados da encosta de Sainte-Catherine, como ondas aéreas que se quebrassem em silêncio nas penedias.»


(III.5, p.284)

:))

{Ainda melhor do que contemplar uma pintura,
o olhar exacto em humana linguagem, a
mais expressiva de todas as artes! :)}

Madame Bovary

(continuação)


Rouen

«Quelque chose de vertigineux se dégageait pour elle de ces
existences amassées, et son coeur s’en gonflait abondamment,
comme si les cent vingt mille âmes qui palpitaient là lui
eussent envoyé toutes à la fois la vapeur des passions
qu’elle leur supposait. Son amour s’agrandissait
devant l’espace, et s’emplissait de tumulte
aux bourdonnementes vagues qui montaient.

Elle le reversait au dehors, sur les places, sur les promenades,
sur les rues, et la vieille cité normande s’étalait à ses yeux
comme une capitale démesurée, comme
une Babylone où elle entrait.»

:)

(fin de cit.)
op.cit., p.393

----- // -----

«Qualquer coisa de vertiginoso se desprendia daquelas existências amontoadas, enchendo o coração de Ema a transbordar, como se as cento e vinte mil almas que palpitavam ali lhe dirigissem todas ao mesmo tempo o vapor das paixões de que as supunha cheias. O seu amor aumentava perante o espaço, e enchia-se de tumulto ante os rumores vagos que subiam. Ema derramava-o do seu seio, sobre as praças, os caminhos, as ruas, e a velha cidade normanda aparecia a seus olhos como uma capital imensa, uma Babilónia, onde ela penetrava.»

(III.5, p.284)

:)

setembro 20, 2010

Madame Bovary


«Dès le landemain, elle s’embarqua dans l’Hirondelle pour
aller à Rouen consulter M. Léon; et elle y resta trois jours.»


op.cit., p.385

setembro 19, 2010

Madame Bovary


Cathedral de Rouen
«Léon, à pas sérieux, marchait auprés des murs.
Jamais la vie ne lui avait paru si bonne. Elle
allait venir tout à l’heure, charmante, agitée,
épiant derrière elle les regards que la suivaient,
— et avec sa robe à volants, son lorgnon d’or,
ses bottines minces, dans toute sorte d’élégances
don’t il n’avait pas gouté, et dans l’ineffable
séduction de la vertu qui succombe.»

(continua)

op.cit., p.366

Madame Bovary

(continuação)


Cathedral de Rouen
«L’église, comme un boudoir gigantesque, se disposait autour
d’elle; les voûtes s’inclinaient pour recueillir dans l’ombre
la confession de son amour; les vitraux resplendissaient
pour illuminer son visage, et les encensoirs allaient brûler

pour qu’elle apparût comme un ange,
dans la fumée des parfums*.
»

* itálico meu

op.cit., p.366 (fin cit.)