maio 10, 2012

Quarenta e oito anos depois,
uma releitura e a mesma verdade

sobre a realidade do mundo actual!


«L’oeil de l’enfant s’ouvre d’abord dans un chaos de lumières et d’ombres, tourne et s’oriente à chaque instant dans un groupe d’inégalités lumineuses; et il n’y a rien de commun encore entre ces régions de lueurs et les autres sensations de son corps. Mais les petits mouvements de ce corps lui imposent d’autre part un tout autre désordre d’impressions: il touche, il tire, il presse; et son être, peu à peu, se dégrossit le sentiment total de sa propre forme. Par moments distincts et progressifs s’organise cette connaissance; l’édifice de relations et de prévisions se dégage des contrastes et des séquences. L’oeil, et le tact, et les actes se coordonnent en une table à plusieurs entrées, qui est le monde sensible, et il arrive enfin — événement capital ! — qu’un certain système de correspondances soit nécessaire et suffisant pour ajuster uniformément toutes les sensations colorées à toutes les sensations de la peau et des muscles. Cependant les forces de l’enfant s’accroissent, et le réel se construit comme une figure d’équilibre en laquelle la diversité des impressions et les conséquences des mouvements se composent.

L’espèce humaine s’est comportée comme cet être vivant le fait quand il s’anime et se développe dans un milieu dont il explore peu à peu et assemble par tâtonnements et raccords successifs les propriétés et l’étendue. L’espèce a reconnu lentement et irrégulièrement la figure superficielle de la terre; visité et représenté de plus en plus près ses parties; soupçonné et vérifié sa convexité fermée; trouvé et résumé les lois de son mouvement; découvert, évalué, exploité les ressources et les réserves utilisables de la mince couche dans laquelle toute vie est contenue...

Accroissement de netteté et de précision, accroissement de puissance, voilà les faits essentiels de l’histoire des temps modernes; et que je trouve essentiels, parce qu’ils tendent à modifier l’homme même, et que la modification de la vie dans ses modes de conservation, de diffusion et de relation me paraît être le critérium de l’importance des faits à retenir et à méditer. Cette considération transforme les jugements sur l’histoire et sur la politique, y fait apparaître des disproportions et des lacunes, des présences et des absences arbitraires.

A ce point de mes réflexions, il m’apparut que toute l’aventure de l’homme jusqu’à nous devait se diviser en deux phases bien différentes: la première, comparable à la période de ces tâtonnements désordonnés, de ces pointes et de ces reculs dans un milieu informe, de ces éblouissements et de ces impulsions dans l’illimité, qui est l’histoire de l’enfant dans le chaos de ses premières expériences. Mais un certain ordre s’installe; une ère nouvelle commence. Les actions en milieu fini, bien déterminé, nettement délimité, richement et puissamment relié, n’ont plus les mêmes caractères ni les mêmes conséquences qu’elles avaient dans un monde informe et indéfini.

Considérant alors l’ensemble de mon époque, et tenant compte des remarques précédentes, je m’efforçai de ne percevoir que les circonstances les plus simples et les plus générales, qui fussent en même temps des circonstances nouvelles. Je constatai presque aussitôt un événement considérable, un fait de première grandeur, que sa grandeur même, son évidence, sa nouveauté, ou plutôt sa singularité essentielle avaient rendu imperceptible à nous autres ses contemporains.

Toute la terre habitable a été de nos jours reconnue, relevée, partagée entre des nations. L’ère des terrains vagues, des territoires libres, des lieux qui ne sont à personne, donc l’ère de libre expansion, est close. Plus de roc qui ne porte un drapeau; plus de vides sur la carte; plus de région hors des douanes et hors des lois; plus une tribu dont les affaires n’engendrent quelque dossier et ne dépendent, par les maléfices de l’écriture, de divers humanistes lointains dans leurs bureaux. Le temps du monde fini commence. Le recensement général des ressources, la statistique de la main-d’oeuvre, le développement des organes de relation se poursuit. Quoi de plus remarquable et de plus important que cet inventaire, cette distribution et cet enchaînement des parties du globe? Leurs effets sont déjà immenses. Une solidarité toute nouvelle, excessive et instantanée, entre les régions et les événements est la conséquence déjà très sensible de ce grand fait. Nous devons désormais rapporter tous les phénomènes politiques à cette condition universelle récente; chacun d’eux représentant une obéissance ou une résistance aux effets de ce bornage définitif et de cette dépendance de plus en plus étroite des agissements humains. Les habitudes, les ambitions, les affections contractées au cours de l’histoire antérieure ne cessent point d’exister — mais insensiblement transportées dans un milieu de structure très différente, elles y perdent leur sens et deviennent causes d’efforts infructueux et d’erreurs.


La reconnaissance totale du champ de la vie humaine étant accomplie, il arrive qu’à cette période de prospection succède une période de relation. Les parties d’un monde fini et connu se relient nécessairement entre elles de plus en plus. Or, toute politique jusqu’ici spéculait sur l’isolement des événements. L’histoire était faite d’événements qui se pouvaient localiser. Chaque perturbation produite en un point du globe se développait comme dans un milieu illimité; ses effets étaient nuls à distance suffisamment grande; tout se passait à Tokio comme si Berlin fût à l’infini. Il était donc possible, il était même raisonnable de prévoir, de calculer et d’entreprendre. Il y avait place dans le monde pour une ou plusieurs grandes politiques bien dessinées et bien suivies.
Ce temps touche à sa fin. Toute action désormais fait retentir une quantité d’intérêts imprévus de toutes parts, elle engendre un train d’événements immédiats, un désordre de résonnances dans une enceinte fermée. Les effets des effets, qui étaient autrefois insensibles ou négligeables relativement à la durée d’une vie humaine, et à l’aire d’action d’un pouvoir humain, se font sentir presque instantanément à toute distance, reviennent aussitôt vers leurs causes, ne s’amortissent que dans l’imprévu. L’attente du calculateur est toujours trompée, et l’est en quelques mois ou en peu d’années. En quelques semaines, des circonstances très éloignées changent l’ami en ennemi, l’ennemi en allié, la victoire en défaite. Aucun raisonnement économique n’est possible. Les plus experts se trompent; le paradoxe règne. Il n’est de prudence, de sagesse ni de génie que cette complexité ne mette rapidement en défaut, car il n’est plus de durée, de continuité ni de causalité reconnaissable dans cet univers de relations et de contacts multipliés. Prudence, sagesse, génie ne sont jamais identifiés que par une certaine suite d’heureux succès; dès que l’accident et le désordre dominent, le jeu savant ou inspiré devient indiscernable d’un jeu de hasard; les plus beaux dons s’y perdent. Par là, la nouvelle politique est à l’ancienne ce que les brefs calculs d’un agioteur, les mouvements nerveux de la spéculation dans l’enceinte du marché, ses oscillations brusques, ses retournements ses profits et ses pertes instables sont à l’antique économie du père de famille, à l’attentive et lente agrégation des patrimoines... Les desseins longuement suivis, les profondes pensées d’un Machiavel ou d’un Richelieu auraient aujourd’hui la consistance et la valeur d’un «tuyau de Bourse».»

Paul Valéry, Regards sur le monde actuel,
Paris, Gallimard, 1998, p.19-23.


maio 08, 2012

«Voilà votre métier, dont vous parlez en amant tout à fait heureux*. Quant à moi, je n’en connais qu’un, puisqu’il est essentiellement niable, et que tout homme, s’armant d’une plume, peut se targuer d’en être maître; et je ne dis le connaître que pour m’être fait un sens toujours plus exquis, et comme ombrageux, de ses difficultés — et presque — de son impossibilité.

Mais, de cette expérience particulière, j’ai du moins retiré une grande révérance pour toute personne qui sait faire quelque chose, et un singulière considération pour celles que nous montrent par leur exemple que l’exercice d’une peut valoir à son homme un autre avantage que son traitement ou son salair, son avancement ou son nom; mais un accroissement et une édification de son être.

                                             Robert Delaunay, La Tour Eiffel

Si j’aimais, plus que je ne fais, les termes considérables, je dirai que tout métier, même très humble, ébauche en nous une éthique et une esthétique, tellement que, à partir de l’obligation de «gagner sa vie» au moyen d’un travail bien défini, quelqu’un peut s’élever à une possession de soi-même et à un pouvoir de compréhension en tous genres, qui surprennet parfois celui qui les observe chez des individus dont il n’eût pas attendu des remarques d’artistes ou des sentences de philosophe, exprimées en termes semi-pittoresques, semi-professionnels.»

(*) Il s’agit d’une lettre-préface à un livre d’un ami.

Paul Valéry, Regards sur le monde actuel,
Paris, Gallimard, 1998, p.242

maio 07, 2012


«Je pense à l’art grec et à celui des Arabes. Ces derniers portent à l’excès du délire limpide la construction des figures par opérations accumulées, dont ils avaient reçu les principes de l´´ecole hellénique de géometrie. L’imagination déductive la plus déliée, accordant merveilleusement la rigueur mathématique à celle des préceptes de l’Islam, qui proscrivent religieusement la recherche de la ressemblance des êtres dans l’ordre plastique, invente l’Arabesque. J’aime cette défense. Elle elimine de l’art l’idolâtrie, le trompe-l’oeil, l’anecdote, la crédulité, la simulation de la nature et de la vie — tout ce qui n’est pas pur, qui n’est point l’acte générateur, développant ses ressources intrinsèques, découvrant ses limites propres, visant à édifier un système de formes uniquemente déduit de la nécessité et de la liberté réelles des fonctions qu’il met en oeuvre. Dans la musique, l’harmonie imitative n’est-elle pas tenue pour un artifice secondaire et grossier? Imiter, décrire, représenter l’homme ou les autres choses, ce n’est pas imiter la nature dans son opération: c’est en imiter les produits, ce que est fort différent. Si l’on veut se faire semblable à ce qui produit (Natura: productrice), il faut, au contraire, exploiter l’entier domaine de notre sensibilité et de notre action, poursuivre les combinaisons de leurs élements, dont les objets et les êtres donnés ne sont que des singularités, des cas très particuliers, que s’opposent à l’ensemble de tout ce que nous pourrions voir et concevoir.

L’Artiste de l’Arabesque, placé devant le vide du mur ou la nudité du panneau, sommé de créer, empêché de recourir au souvenir des choses, couvre cette espace libre, ce désert, d’une végétation formelle que ne ressemble à rien, qui s’implante par quelques points , et s’assujetit à quelques nombres; qui se féconde elle-même par actes d’intersections et de projections, et qui peut indéfiniment proliférer, se différencier, se rejoindre à elle-même. Notre artiste est la source unique. Il ne peut compter sur aucune image préexistante dans l’esprit des autres. Il ne peut songer à rappeler quoi que ce soit: il lui incombe au contraire, d’APPELER QUELQUE CHOSE…
Je l’envie…»

Paul Valéry, Regards sur le monde actuel,
Paris, Gallimard, 1998, p.166-67

maio 06, 2012



O Porto, realmente, é "outro país"!
Ignorava de todo, este "hit"musical...
E, em Lisboa, nunca se ouviu.
Mas, por acaso, até gostei.
Não percebi ainda porquê,
é qualquer coisa,
totalmente
anti-comercial,
gostei!

Parabéns ao Porto e aos azeitonas :)):

Os Azeitonas

Anda comigo ver os aviões levantar voo
A rasgar as nuvens
Rasgar o céu
Anda comigo ao porto de leixões ver os navios
A levantar ferro
A rasgar o mar
Um dia eu ganho a lotaria
Ou faço uma magia
(mas que eu morra aqui)
Mulher tu sabes o quanto eu te amo,
O quanto eu gosto de ti
E que eu morra aqui
Se um dia eu não te levo à América
Nem que eu leve a América até ti
Anda comigo ver os automóveis à avenida
A rasgar as curvas
A queimar pneus
Um dia vamos ver os foguetões levantar voo
A rasgar as núvens
A rasgar o céu...
Um dia eu ganho o totobola
Ou pego na pistola
Mas que eu morra aqui
Mulher tu sabes o quanto eu te amo
O quanto eu gosto de ti
E que eu morra aqui
Se um dia eu não te levo à lua
Nem que eu roube a lua,
Só para ti
Um dia eu ganho o totobola
Ou pego na pistola
Nem que eu morra que aqui
Mulher tu sabes o quanto eu te amo
O quanto eu gosto de ti
E que eu morra aqui
Se um dia eu não te levo à América
Nem que eu leve a América até ti

abril 26, 2012

                                                        img blog A Máxima


Quando rebenta a flor nova no
alpendre da casa, parte de mim
entrega-se a essa aparição. A mesma fuga
leva os insectos entre um ponto claro
e outro. As janelas foram escavadas
nas faces. Trepadeiras confusas
parecem muros. Estas visões evitam
que a casa se destrua. Sou o sujeito
que imagina o pensamento dessa figura
comparada a uma ruína.

A que floresce com o vulto da primavera
há-de deteriorar-se na penumbra
que vai ruir. Terá a vida própria
de um conceito. A porta que dá para o caos.
Enquanto vivo gozo a aparência
de cachos de glícinias roxas
enroscadas nas colunas sem matéria.

Na casa transparente a metade translúcida
aumenta esse esplendor em silêncio.
A que se fundamenta na existência
da minha mesma parte ausente.
Que é uma gruta. Em cima
volteiam mariposas por dentro de um vapor.
O hálito da garganta que a abertura
da janela expele do interior de um halo.

(fiama hasse pais brandão)

                                                      Img blog Cleopatra Moon

abril 20, 2012


Canto da Sombra




















Ao Sol cada tronco cai em sombra
e, no chão, a floresta ou o pomar
mostram o duplo real que nos enfrenta.
Passamos sobre sombras entre as árvores
atentos ao desenho singular,
que não pisamos, dos intervalos da luz.
Passamos entre sombras e não lançamos
os braços em redor de cada árvore,
ávidos da suave escuridão pisamos
os troncos que tombaram junto à sombra.
Se vou ao pomar das árvores cítricas
recolher o fruto que nos dá o aroma,
aí, ao lado de cada tronco, eu vejo
a umbela de sombra que me impele
para o desejo desse fruto duplo.
E a memória retém o objecto e o Outro,
tronco de choupo ou copa de limoeiro;
conhecermo-nos, como diz Sócrates,
é conhecermo-nos no Outro quem nós somos.
A sombra serve ao Canteiro para o traço
da infinita recta, que se torna curva
e lhe dá a forma ideal que reúne
o recto e o curvo, o perto e o além.
No frontão do Pórtico inscreveu
na medida da sombra a esfera do Sol.
Cada dia temos as mínimas sombras
de tudo o que recolhe a mão,
e as nossas casas jazem diante de si mesmas
e vão rodando no seu eixo de sombra.
O cone escuro da nossa própria Terra
escurece a luz do luar branco.
Na geometria dos vultos planetários
por fim ficamos, na escurecida Terra,
predizendo o sentido do futuro.

(Fiama Hasse Pais Brandão, Cantos do Canto,
Relógio d'Água, Lisboa, 1995, p. 17-18)

abril 14, 2012

Um dia, num fórum, intervim a indicar
qual o livro mais divertido que li,
ao invés do mais deprimente
que o questionário
inquiria!

Reproduzo a resposta :):

«Qual o livro mais divertido que já leram? Augusto Abelaira :))))»

O livro mais deprimente????..........
Varreu-se-me da memória, se é que existiu!

Em questão alternativa, proponho:
o livro mais divertido que já leram :)

«Qual o livro mais divertido que já leram?»


Para mim, foi


Augusto Abelaira, O último animal que?,
Edições «O Jornal», Lisboa, 1985,
(situação de mercado: Esgotado)



Termina abruptamente
no capítulo 25, pp 335-336,
com cenas "inimagináveis"
[após ambos os amantes
terem morrido!
] — :)).
Cenas como esta:

Apalpa-me, mexe-me!
Angustiado, respondo:
Como posso mexer-te?

Omiti a palavra apalpar que me pareceu grosseira.
Mas como poderia afagá-la,
se tinha na minha frente um ser invisível,
que não oferecia resistência às minhas mãos
(as ideias visíveis não eram tocáveis)?

Apalpa-me, mexe-me! — repetia, raivosa.

Este, o drama: ( )
E as minhas mãos perdiam-se no vazio,
sem pernas,
sem ventre,
sem braços para tocar.
( )
Situação angustiante.
Quando nos encontrávamos,
não colhíamos o amor completo,
só metade.

E ambos nos esforçávamos por guardar na memória
o outro lado da experiência para,
depois,
virando ao contrário a situação,
completar com ela o que nos faltava.

Mas a memória
— descobrimos —
é frágil,
tem pouca intensidade,
não resiste ao choque do mundo presente.



Um dia lembrei-lhe:
E se engolíssemos uma grande quantidade de comprimidos?
Se as nossas almas se materializassem de tal modo que
pudessem sentir-se uma à outra como se fossem corpos?


A tentativa fracassou.
A Lucy enfrascou-se em comprimidos,
mas a alma transformou-se-lhe
num bloco de ferro e de fósforo,
deixou de pensar e de sentir.
Ficou tão pesada
que não conseguia distanciar-se ( ),
de tal modo a mineralização
tirava a agilidade ao corpo.



Quando, depois de uma cura de águas,
eliminou o excesso de mineralização,
propôs-me:
— Se eu iniciasse uma viagem com corpo até Lisboa?
— Milhares de quilómetros, selva, desertos, o mar...
— Em Lisboa confundia-me com os macacos de Campo de Ourique.
— Como entravas na cadeia?
— Limaria as grades, poderíamos fugir.

Nota do editor: aqui situa-se a explosão solar que não permitiu à antena Holmedel
registar o resto. Mas a preocupação de saber o resto não será um vício condenável?
Se resto houve.
Se resto há.

E termina assim! :))

Ri-me, neste livro, da primeira à última página.

Lol

abril 09, 2012



«a economia parece ter tão pouco de ciência social e humana...»
_________________________________________________



A economia não é uma ciência inumana, mas é imperativa, tem leis logicas necessárias, embora violáveis com gravosas consequências.

Schumpeter passa em revista os maiores cultores da ciência económica apreciando as inovações teóricas aportadas pelos grandes mestres.

É verdade que a economia almeja comparar-se com a física teórica e tal é um modo correcto de firmar o saber. As leis da economia infringem-se ao preço de desastres inconvenientes que constrangem tanto como as leis estrictas da física.

Como em qualquer ramo do saber, a economia distingue a aparência da realidade ou essência de cada facto e não pode culpar-se a ciência de o curso da natureza ser o que decorre das leis que nela vigoram.

Por exemplo, a física diz que a lei da gravidade atrai os corpos para o centro da Terra. Ora, esta é uma lei que impera no planeta, e não é pelo facto de um objecto deposto numa mesa não cair para o centro da Terra que a lei deixa de agir!

Assim a economia. A colectiva produção de bens efectiva-se com a divisão do trabalho, é possível pela fecundidade da natureza, e alcança múltipla eficácia segundo o grau de civilização atingido pela inteligência e o engenho do homem.

A circulação e distribuição da riqueza opera-se pela troca de bens, a qual, em equilíbrio, é equitativa e adequada, pelo que cessa qualquer incentivo ou razão para alterar o respectivo estado de equilíbrio.

A crise financeira, iniciada no Ocidente em 2007-8, originou-se na prévia desregulação do sector bancário, o qual, enquanto prestador de crédito às empresas e às famílias, e como emissor de dinheiro (moeda de troca de bens), agiu incondicionado de limites que anteriormente restringiam a sua autonomia de decisão.

O consequente endividamento das firmas, famílias e estados, falaciosa e ilusoriamente confundido com desenvolvimento, — observe-se que é verdade uma sociedade poder desenvolver-se através da dívida, mas só se investir tais recursos na útil produção de bens e serviços necessários, e não no mero consumo ou em investimentos sem retorno —, levou à crise que grassa presentemente no Ocidente.

O chocante na nossa política de combate à crise não é a austeridade imposta à população, mas, no meu juízo, dois aspectos: a desigualdade na distribuição de sacrifícios e a retardada adopção de medidas adequadas à crise — notoriamente só o FMI e a UE têm estratégia séria, pois o governo não contribuiu ainda com qualquer medida que encaminhe o país para o crescimento viável.

E no entanto, tanto quanto me apercebo nos debates livres televisionados, há na opinião pública pessoas de saber comprovado insatisfeitas com a política do governo; exemplifico com os casos de João Salgueiro, Marinho e Pinto, Adriano Moreira de quem ouço críticas e sugestões pertinentes de política económica, justiça, defesa e relações exteriores. A meu ver, as suas opiniões deviam ser acatadas pelo governo

Por último, tenho a noção que esta crise na economia ocidental (EUA e UE) ou termina numa inflação descontrolada seguida de profunda depressão que arrastará as economias emergentes ou será vencida com o modo responsável de os bancos e os estados dirigirem a economia, a par da modificação de regras do comércio internacional que acabem com o oligopólio da OPEP na fixação dos preços do petróleo e com o dumping salarial da China e da Índia na concorrência desleal de preços dos bens exportados.

abril 04, 2012



Uma obra clássica de Joseph Schumpeter,
História da Análise Económica, que
vale a pena revisitar para bem
apreciar como nascem
lentamente as
ideias

mais preciosas,

e como devemos estar gratos
aos pioneiros que as descobriram
e elaboraram, atribuindo
a cada investigador

o mérito que lhe
é próprio, e

mostrando a influência
de cada qual na melhoria
e progresso do conhecimento.

abril 03, 2012

Hedy Lamarr, Inventor of Radio Controlled Torpedo

Born in Austria as Hedwig Eva Maria Kiesler,
Hedy Lamarr was an A list actress in the 1930s and
40s, and was billed as the most beautiful woman in the world.


She and a co-inventor also concieved of a way to control torpedoes by a constantly changing radio frequency so that it could not be jammed. The shortcoming of radio controlled torpedoes was that the control signal could be jammed on any particular frequency. Ms. Larmar and her partner thought of the way to get around a jamming signal, by having the controller and the receiver in the torpedo change frequency in unison and continually, so the signal could not be jammed. The controller and the receiver on the torpedo would change frequency at predetermined times, to predetermined frequencies so that a jamming signal could not follow the sequence. The exact configuration of coordinating the frequency changes that Lamarr came up with was not used, but the idea of frequency changing is used in many technologies today.

Origem do texto e da imagem:

março 27, 2012


«Esse est percipere et percipi»

março 26, 2012

março 25, 2012


Hashiguchi Goyo in Modus Vivendi

O meu desejo de ti
é forte para contê-lo —
assim ninguém vai culpar-me
se à noite for ter contigo
pela estrada de meus sonhos.



Ono No Komachi (834?-?), in "O Japão
no Feminino I Tanka - séculos ix xi
",
Assírio & Alvim, Lisboa, 2007, p.22

março 23, 2012



«Cuando el derecho se reduce a la elaboración estatal de las leyes, una «concepción voluntarista» o una «teoría del mandato» de la ley sustituye gradualmente a la idea de la ley como common law, es decir, a la idea de un processo acumulativo de elaboración de las leyes derivado de la costumbre (la lex terrae) y definido por el hallazgo del derecho [jurisprudência] de las decisiones judiciales.

Nuestra concepción legislativa del derecho adolece — según lo estamos descubriendo — de muchos inconvenientes. En primer lugar, el gobierno de los legisladores está abocando a una verdadera manía por legislar, a una temible inflación de leyes. [ ] el hecho es que la inflación legislativa desacredita al derecho.

Pero existen otros inconvenientes. No es sólo la cantidad excesiva de leys lo que disminuye el valor del derecho, es también su mala calidad. [ ] La cuestión aquí (…) [es] que el sistema no estaba pensado para que los legisladores remplazaran a los juristas y a la jurisprudencia. [ ] el deterioro actual de las leys en relación con su generalidad [es] el problema de la legislación dictada en función de unos intereses específicos. [ ] ese tipo de legislación sectorial sugiere una caracterización de la ley como si fuera una «orden».

Pero [lo más preocupante] es que la fabricación masiva de leyes acaba por poner en peligro el outro requisito fundamental del dercho: su certeza. La certeza no consiste sólo en una redacción precisa de las leyes, ni en el hecho de que sean leyes escritas; es además la certeza de futuro de que las leyes serán duraderas.

Por último, [ ] la teoría y la prática del «derecho legislado» (la concepción legislativa del derecho) nos acostumbra a aceptar todas las órdenes del Estado [ ]. La legitimidad se resuelve en la legalidad, y en una legalidad meramente formal, ya que rechaza por
meta-jurídico el problema de la ley injusta.

Sobre esta base pueden ocurrir dos cosas.

La primera es que los jueces dejen de considerarse como buscadores de la ley (en el proceso de administración de justicia) y se conviertan más y más en jueces-legisladores a la manera do políticos-legisladores; ambas categorías, cada vez com más frecuencia, enarbolan la ley como si se tratara de un triunfo. Si eso ocurre, la «república de los diputados» (como llamaban los franceses a su república) encuentra aquí un antagonista igualmente desintegrador en la «república de los jueces».

La segunda [ ] es que una vez que estemos habituados al dominio de los legisladores, el gubernaculum se libera vis-à-vis la iurisdictio. Lo que implica la factibilidad de la supresión legal de la legalidad constitucional.

Cuando el fascismo se instaló en el poder, el tránsito se produjo tranquilamente, casi inadvertidamente, y, a decir verdad, com una pequeña ruptura de la continuidad. Sucedió una vez y puede suceder de nuevo.

Non llegaré a afirmar que el tránsito del imperio de la ley al dominio por las leys que se aproxima veladamente al gobierno de los hombres, nos haya privado ya de la sustancia de la protección jurídica.

Pero deseo destacar que hemos llegado a un punto en el que tal protección depende de modo crucial de la supervivencia de un sistema de garantías constitucionales, dado que nuestros derechos no están seguros con una concepción de la ley meramente formal, positivista. [ ]

En las últimas décadas se há producido una demanda generalizada en favor de la «democratización» de la constitución [ ]. El ideal de estos reformadores es transformar la ley en simple legislación en un gobierno de los legisladores, liberado de las ataduras proprias de un sistema de frenos y contrapesos.

Así, pues, su ideal es una constitutión que no es ya, propria y estrictamente hablando, una constitución. Parece que no nos damos cuenta de que a medida que el denominado constitucionalismo democrático socava los logros del constitucionalismo liberal, más nos acercamos a la solución a la que llegaron los griegos, y que determinó su caída; a saber, que los hombres se vieron sometidos a leyes tan fácilmente cambiables que eran incapces de asegurar la protección de la ley.

Concurren, pues, muchos motivos de alarma. Mientras que la ley, como se entendia antiguamente, servía de modo efectivo de barrera frente al poder arbitrario, la legislación, tal y como se entiende ahora, puede convertirse en una garantía inexistente.»

Giovanni Sartori, Teoría de la democracia,
(«The theory of democracy revisited», 1987)
versión española, 2 vol.’s, Madrid,
Alianza Universidad, 1988, pp.404-7


Eis um livro de política de notável clareza e lucidez. Apresentar conceitos teóricos iluminados pela conotação e a significação histórica de que se revestiram no passado; fazer ver como os as forças sociais condicionam e são condicionadas pelo jogo e a interacção das circunstâncias históricas e sociais; manter a disciplina do raciocínio teórico na apreciação do modelo político democrático enquanto poder do povo com a salvaguarda da liberdade individual perante o Estado, não é tarefa fácil que se realize imune a enviesamentos de mera propaganda ideológica. Giovanni Sartori consegue-o com brilho nesta sua obra instrutiva que é um livro clássico de doutrina política.

março 21, 2012



O Fortuna, Imperatrix Mundi

O Fortuna,
Velut Luna
Statu variabilis,
Semper crescis
Aut decrescis;
Vita detestabilis
Nunc obdurat
Et tunc curat
Ludo mentis aciem,
Egestatem,
Potestatem
Dissolvit ut glaciem.

Sors immanis
Et inanis,
Rota tu volubilis
Status malus,
Vana salus
Semper dissolubilis,
Obumbrata
Et velata
Michi quoque niteris;
Nunc per ludum
Dorsum nudum
Fero tui sceleris.

Sors salutis
Et virtutis
Michi nunc contraria
Est affectus
Et defectus
Semper in angaria.
Hac in hora
Sine mora
Corde pulsum tangite;
Quod per sortem
Sternit fortem,
Mecum omnes plangite!

------------- // ---------------

Ó Sorte,
És como a Lua
Mutável,
Sempre aumentas
Ou diminuis;
A detestável vida
Ora oprime
E ora cura
Para brincar com a mente;
Miséria,
Poder,
Ela os funde como gelo.

Sorte imensa
E vazia,
Tu, roda volúvel
És má,
Vã é a felicidade
Sempre dissolúvel,
Nebulosa
E velada
Também a mim contagias;
Agora por brincadeira
O dorso nu
Entrego à tua perversidade.

A sorte na saúde
E virtude
Agora me é contrária.

E tira
Mantendo sempre escravizado
Nesta hora
Sem demora
Tange a corda vibrante;
Porque a sorte
Abate o forte,
Chorai todos comigo!

março 19, 2012



«We’re an empire now, and when we act,
we create our own reality.

And while you’re studying that reality
— judiciously, as you will—we’ll act again,
creating other new realities, which you
can study too, and that´s how
things will sort out.

We’re history’s actors… and you, all of you,
will be left to just study what we do.»

—Senior adviser to former president George W. Bush,
as quoted in the New York Times Magazine, October 17, 2004,
cit. in Noam Chomsky, Making the Future, London,
Hamish Hamilton, Penguin Books, 2012

março 17, 2012

Livro de Ester, 9, 29-32; 10, 1-3

A rainha Ester, filha de Abiail, e Mardoqueu, judeu, escreveram também uma segunda carta, para que com o maior cuidado ficasse estabelecido este dia solene para o futuro. Enviaram-na a todos os Judeus, que moravam nas cento e vinte e sete províncias do rei Assuero, para que tivessem paz e recebessem a verdade, observando os dias das sortes, e celebrando-os a seu tempo com grande alegria, como Mardoqueu e Ester tinham estabelecido; eles se obrigaram, por si e pela sua descendência, a guardar os jejuns, os clamores (a Deus), os dias das sortes, tudo o que se contem na história deste livro, que se intitula Ester. (9, 29—32)


O rei Assuero tinha feito tributária toda a terra e todas as ilhas do mar. Nos livros dos Medos e dos Persas se acha escrito qual foi o seu poder e o seu domínio, a dignidade e a grandeza a que ele exaltou Mardoqueu, de que modo Mardoqueu, judeu de nação, chegou a ser o segundo depois do rei Assuero, como foi grande entre os Judeus e amado pela multidão dos seus irmãos, procurando o bem do seu povo e interessando-se por aquilo que se referia à tranquilidade da sua raça. (10, 1—3)

-------------- // -------------

Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

The Mausoleum of Esther and Mordecai
Hamadan

março 16, 2012

Livro de Ester, 9, 26-28

Desde aquele tempo, estes dias foram chamados Purim, isto é, das sortes, porque o Pur, ou a sorte, foi lançada na urna. Todas as coisas que aconteceram estão contidas no volume desta carta, isto é, deste livro. (9, 26)

Em memória do que sofreram e da (feliz) mudança que depois houve, os Judeus obrigaram-se por si e pelos seus descendentes, e por todos os que quiseram agregar-se à sua religião, que a nenhum fosse lícito passar sem solenidade estes dois dias que são indicados neste escrito, e se observam, em tempos determinados, pelos anos sucessivos. (9, 27)

Estes são dias que nunca serão esquecidos, e os quais todas as províncias de geração em geração celebrarão por toda a terra; não há cidade alguma onde os dias de Purim, isto é, das sortes, não sejam solenizados pelos Judeus e pela sua descendência, que está obrigada a estas cerimónias.
(9, 28)


Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

«Desde aquele tempo, estes dias foram
chamados Purim, isto é, das sortes»

março 15, 2012

Livro de Ester, 9, 20-25

Mardoqueu escreveu todas estas coisas, e, resumindo-as numa carta, mandou-a aos Judeus que habitavam em todas as províncias do rei, tanto nas mais próximas, como nas mais remotas, a fim de que o dia catorze e o dia quinze do mês de Adar fossem para eles dias de festa, celebrados, todos os anos, com honras solenes, porque nestes dias se vingaram os Judeus dos seus inimigos, e o seu luto e tristeza converteram-se em festa e alegria. [ ] (9, 20—22)

Os Judeus admitiram entre os seus ritos solenes tudo o que começaram a fazer naquele tempo, e que Mardoqueu na sua carta lhes ordenou que fizessem. Com efeito, Aman, filho de Amadati, da linhagem de Agag, inimigo e adversário dos Judeus, formara contra eles o mau projecto de os matar e de os extinguir, e lançara sobre isto o Pur, que significa sorte. (9, 23—24)

Porém, tendo-se apresentado Ester ao rei, este ordenou, por escrito, que caisse sobre a cabeça do seu autor, o projecto perverso que Aman formara contra os Judeus, e que ele (Aman) e seus filhos fossem crucificados. (9, 25)

Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

«Mardoqueu escreveu todas estas coisas, e,
resumindo-as numa carta, mandou-a aos Judeus»

março 14, 2012

Livro de Ester, 9, 16-19

Da mesma sorte por todas as províncias que estavam sujeitas ao império do rei, puseram-se os Judeus em defesa das suas vidas, matando os seus inimigos e perseguidores, em tão grande número que chegaram os mortos a setenta e cinco mil homens. Todavia nenhum (judeu) pôs a mão em coisa alguma dos seus bens. (9, 16)

No dia treze do mês de Adar começou a matança em toda a parte, e cessou no dia catorze. Ordenaram que este dia fosse solene, e que se celebrasse por todos os séculos seguintes com banquetes, regozijos e festins. Os que tinham executado a mortandade na cidade de Susa, empregaram nela os dias treze e catorze do mesmo mês; cessaram de matar no dia quinze. Por esta razão estabeleceram que se solenizasse o mesmo dia com banquetes e regozijos. (9, 17—18)

Os Judeus, porém, que habitavam nas cidades sem muros, e nas aldeias, destinaram o dia catorze do mês de Adar para os banquetes e regozijos, de modo que neste dia fazem grandes divertimentos e mandam uns aos outros alguma coisa dos seus banquetes e iguarias. (9, 19)

Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

«No dia treze do mês de Adar começou a matança
em toda a parte, e cessou no dia catorze.»


Nota:- O quadro do pintor huguenote François Dubois
do séc. XVI d.C. retrata o massacre da noite de São Bartolomeu
de 1572, quando católicos franceses mataram protestantes
huguenotes em Paris, e não a matança dos partidários
de Haman, na Pérsia do séc.VI a.C.

março 13, 2012

Livro de Ester, 9, 11-15

Foi logo referido ao rei o número dos que tinham sido mortos em Susa. Ele disse à rainha: Na cidade de Susa mataram os Judeus quinhentos mortos, afora os dez filhos de Aman; quão grande cuidas tu que seja a mortandade que eles terão feito em todas as províncias? Que mais pedes, que queres tu que eu mande que se faça? (9, 11—12)

Ela respondeu-lhe: Se assim apraz ao rei, seja dado poder aos Judeus de fazerem ainda amanhã em Susa, o que fizeram hoje, e os dez filhos de Aman sejam pendurados em patíbulos. O rei ordenou que assim fosse feito, e lgo foi afixado em Susa o edito, e os dez filhos de Aman foram pendurados. Reunidos os Judeus no dia catorze do mês de Adar, foram mortos tresentos homens em Susa; porém não saquearam os seus bens. (9, 13—15)


Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

«Ela respondeu-lhe: Se assim apraz ao rei,
seja dado poder aos Judeus…»

março 12, 2012

Livro de Ester, 9, 1;5-10

No dia treze do duodécimo mês, que, [ ], se chama Adar, quando estava destinada a matança de todos os Judeus e quando os seus inimigos estavam ansiosos do seu sangue, os Judeus, pelo contrário, começaram a ser mais fortes e a vingar-se dos seus aversários. (9, 1)


Fizeram, pois, os Judeus um grande estrago nos seus inimigos, mataram-nos, infligindo-lhes o mal que lhes apeteceu. Em Susa mataram quinhentos homens sem contar os dez filhos de Aman Agagita, inimigo dos Judeus [ ]. Tendo-os matado, não quiseram os Judeus tocar no despojo de seus bens. (9, 5—10)



Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

«No dia treze do duodécimo mês,
que, [ ], se chama Adar»

março 11, 2012

Livro de Ester, 8, 15-17

Mardoqueu, saindo do palácio e da presença do rei, resplandecia com vestes reais, azuis e brancas, levando uma coroa de ouro na cabeça, e cobrindo-se com um manto de seda e de púrpura. Toda a cidade se encheu de festa e de alegria. (8, 15)

Aos Judeus parecia ter-lhes nascido uma nova luz, alegria, honra e júbilo. Em todos os povos, cidades e províncias, onde chegaram as ordens do rei, havia, entre os Judeus, uma alegria extraordinária, banquetes e festas, de tal sorte que muitos, dos outros povos e seitas, abraçavam a sua religião e as suas cerimónias, porque o nome do povo judaico tinha enchido todos de grande terror. (8, 16—17)


Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

Pieter Lastman, Triumph of Mordecai (1624)
«Mardoqueu, saindo do palácio e da presença do rei,
resplandecia com vestes reais...»

março 04, 2012

Vou estar fora uma semana!

Livro de Ester, 8, 9-14

Chamados os secretários e escrivães do rei [ ] foram escritas as cartas [ ] e dirigidas aos Judeus, aos príncipes, aos governadores e chefes, que presidiam a cento e vinte e sete províncias do reino, desde a Índia até à Etiópia, a cada província segundo (os caracteres da) sua escrita, a cada povo em sua própria língua, e aos Judeus, em sua língua e em seus caracteres. Estas cartas, que eram enviadas em nome do rei, foram seladas com o seu anel, e levadas pelos seus correios, os quais, percorrendo com diligência todas as províncias, evitaram por meio destas novas ordens (o efeito) das primeiras cartas. (8, 9—10)

O rei mandou-lhes também que em cada cidade buscassem os Judeus, e lhes ordenassem que se unissem todos, para defenderem as suas vidas e para matarem os seus inimigos [ ]. Foi estabelecido por todas as províncias um (mesmo) dia de vingança [ ]. Uma cópia do edito, que deveria ser promulgado como lei em cada província, foi enviada aberta a todos os povos, a fim de que os Judeus, nesse dia, estivessem prontos a vingar-se dos seus inimigos. Os correios partiram imediatamente, levando os avisos, e o edito do rei foi afixado em Susa. (8, 11—14)


Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

«... a cento e vinte e sete províncias do reino, desde a Índia
até à Etiópia, a cada província segundo (os caracteres da)
sua escrita, a cada povo em sua própria língua»

março 03, 2012

Livro de Ester, 8, 3-8

Não contente com isto, ela lançou-se aos pés do rei, e com lágrimas suplicou-lhe que frustrasse o mau desígnio de Aman, filho de Agag, as iníquas maquinações, que tinha urdido contra os Judeus. O rei, segundo o costume, estendeu para ela com a sua mão o ceptro de ouro, o que era sinal de clemência; levantando-se ela, pôs-se em pé diante do rei (8, 3—4)


e disse: Se assim apraz ao rei, se encontrei graça aos seus olhos e não lhe parece ser injusto o meu pedido, suplico que, com novas cartas, sejam revogadas as primeiras de Aman, perseguidor e inimigo dos Judeus, com as quais mandava que fossem estes exterminados em todas as províncias do rei. Pois, como poderei eu suportar a matança, o extermínio do meu povo? (8, 5—6)

O rei Assuero respondeu à rainha Ester e ao judeu Mardoqueu: Eu doei a Ester a casa de Aman, e a ele mandei-o crucificar, porque se atreveu a estender a sua mão contra os Judeus. Escrevei, portanto, aos Judeus em nome do rei, como bem vos parecer, e selai as cartas com o meu anel, porque, segundo o costume, as cartas enviadas em nome do rei e seladas com o seu anel são irrevogáveis. (8, 7—8)

Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

Pompeo Batoni, Esther Before Ahasuerus(1738-40)
«O rei [ ] estendeu para ela com a sua mão o ceptro
de ouro, o que era sinal de clemência»

março 02, 2012

Livro de Ester, 8, 1—2

No mesmo dia doou o rei Assuero à rainha Ester a casa de Aman, inimigo dos Judeus, e Mardoqueu foi apresentado ao rei, porque Ester lhe tinha confessado que ele era seu tio paterno. O rei tomou o anel que tinha mandado tirar a Aman, e deu-o a Mardoqueu. Ester estabeleceu Mardoqueu sobre a casa de Aman. (8, 1—2)


Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

«No mesmo dia doou o rei Assuero à rainha
Ester a casa de Aman»

março 01, 2012

Livro de Ester, 7, 9—10

Harbona, um dos eunucos que estavam ao serviço ordinário do rei, disse: Sabei (ó rei) que em casa de Aman está levantado um madeiro, que tem cinquenta côvados de altura, o qual ele tinha preparado para Mardoqueu, que falou em defesa do rei. O rei disse-lhe: Pendurai-o nele. Foi, pois, Aman pendurado no patíbulo que ele tinha preparado para Mardoqueu. E a ira do rei aplacou-se. (7, 9—10)

Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

«O rei disse-lhe: Pendurai-o nele.»

fevereiro 29, 2012

Livro de Ester, 7, 7-8

O rei levantou-se irado, e do lugar do banquete passou ao jardim do palácio. Aman ficou para rogar à rainha Ester pela própria vida, porque reconheceu que o rei tinha resolvido a sua ruína. Tendo Assuero voltado do jardim do palácio e entrado na sala do banquete, encontrou Aman que se tinha lançado no leito (ou sofá), em que estava Ester (durante o banquete), e disse: Até, estando eu presente, quer na minha própria casa fazer violência à rainha? Ainda não tinha saído da boca do rei esta palavra, quando logo lhe cobriram a cara (como condenado à morte). (7, 7—8)


Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

Festival of Esther, Edward Armitage, 1865
«Até, estando eu presente, quer na minha
própria casa fazer violência à rainha?»

fevereiro 28, 2012

Livro de Ester, 7, 1-6

Entraram, pois, o rei e Aman, para o banquete de Ester. Também neste segundo dia o rei, enquanto bebia o vinho, disse-lhe: Que petição é a tua, ó Ester, para que te seja concedida? Que queres que se faça? Ainda que peças metade do meu reino, a terás. (7, 1—2)

Ester respondeu-lhe: Ó rei, se eu achei graça aos teus olhos, se assim te apraz, concede-me a minha vida, pela qual te rogo, e do meu povo, pelo qual intercedo. Eu e o meu povo estamos condenados a ser destroçados, degolados, exterminados. Oxalá fossemos ao menos vendidos como escravos e como escravas; este mal seria suportável, e gemendo me calaria; mas agora temos um inimigo cuja crueldade recai sobre o mesmo rei. (7, 3—4)

Respondendo o rei Assuero, disse: Quem é e onde está esse, cujo coração medita tais coisas? Então Ester disse: O nosso inimigo e perseguidor é este perverso Aman. Aman, ouvindo isto, ficou logo aturdido, não podendo suportar os olhares do rei nem da rainha. (7, 5—6)



Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

Rembrandt van Rijn (1606-1669), Ahasveros e Hamã ao banquete de Ester
«Entraram, pois, o rei e Aman, para o banquete de Ester»

fevereiro 27, 2012

Parece-me que já sei regressar à versão antiga do blogger...
A aplicação do blogger está inoperacional ou cheia de disfuncionalidades! Interrompo a edição de mensagens e postais. Até breve, espero!

Livro de Ester, 6, 12-14

Mardoqueu voltou para a porta do palácio, e Aman retirou-se a toda a pressa para sua casa, chorando e com a cabeça coberta (em sinal de dor). Contou a Zarés, sua mulher, e aos amigos tudo o que lhe tinha acontecido. Os sábios, com quem ele se aconselhava, e sua mulher responderam-lhe: Se este Mardoqueu, diante do qual tu começas a cair, é da linhagem dos Judeus, tu não lhe poderás resistir, mas cairás diante dele. Enquanto eles ainda falavam, chegaram os eunucos do rei, e obrigaram-no a ir à pressa ao banquete que a rainha tinha preparado. (6, 12—14)

Bíblia Sagrada, Antigo Testamento
, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

«Se este Mardoqueu, diante do qual tu começas a cair,
é da linhagem dos Judeus, tu não lhe poderás resistir,
mas cairás diante dele.»

fevereiro 26, 2012

Livro de Ester, 6, 3-11

O rei passou aquela noite sem dormir, e mandou que lhe trouxessem o livro dos Anais, as Crónicas. Quando se fazia a leitura, diante dele, chegou-se áquele lugar onde estava escrito como Mardoqueu tinha descoberto a conjuração dos eunucos Bagatan e Tares, que tinham querido assassinar o rei Assuero. (6, 1—2)

Tendo ouvido isto, o rei disse: Que honra e que recompensa recebeu Mardoqueu por tanta fidelidade? Os seus servos e ministros disseram-lhe: Não recebeu nenhuma recompensa. O rei imediatamente disse: Quem está na antecâmara? Ora Aman tinha entrado no átrio interior da casa real, para sugerir ao rei que mandasse pôr Mardoqueu no patíbulo, que lhe tinha preparado. Os criados responderam: Aman está na antecâmara. O rei disse: Que entre. (6, 3—5)

Tendo entrado Aman, o rei disse-lhe: Que deve fazer-se áquele homem, a quem o rei deseja honrar? Aman, pensando no seu coração que o rei nenhum outro queria honrar senão a ele, respondeu: O homem, a quem o rei deseja honrar, deve tomar vestes reais, montar sobre um cavalo dos que o rei monta, levar sobre a sua cabeça um diadema real; o primeiro dos príncipes do rei leve pelas rédeas o seu cavalo e, indo pela praça da cidade, diga em voz alta: Assim é que será honrado todo aquele a quem o rei quiser honrar. (6, 6—9)

O rei disse-lhe: Vai depressa, toma o manto real e o cavalo, e faz tudo o que disseste ao judeu Mardoqueu, que está sentado diante da porta do palácio. Vê, não omitas coisa alguma das que disseste. Tomou, pois, Aman o manto real e o cavalo, ia adiante e clamava: É digno desta honra aquele a quem o rei quiser honrar (6, 10—11)

Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

Jean-François de TROY, Le Triomphe de Mardochée, 1739
«É digno desta honra aquele a quem o rei quiser honrar»

fevereiro 25, 2012

Livro de Ester, 5, 7-14

Ester respondeu-lhe: A minha petição e os meus rogos são estes: Se alcancei graça diante do rei, se ao rei lhe apraz conceder-me o que peço e satisfazer a minha petição, venha o rei e Aman a banquete que lhes tenho preparado, e amanhã declararei ao rei a minha vontade. (5, 7—8)

Saiu, pois, Aman naquele dia alegre e contente. Mas tendo visto Mardoqueu sentado diante da porta do palácio, que não só não se tinha levantado para o cortejar, senão que nem sequer se tinha movido do seu assento, irritou-se em extremo. Dissimulando a ira, voltou para sua casa, convocou os seus amigos e Zarés, sua mulher, (5, 9—10)

Depois disse: A rainha Ester a nenhum outro chamou para o banquete com o rei, senão a mim, e amanhã tenho de me sentar também à sua mesa com o rei. Todavia, embora tenha tudo isto, nada me parece ter, enquanto vir o judeu Mardoqueu sentado diante das portas do palácio. (5, 12—13)

Zarés, sua mulher, e os outros responderam-lhe: Manda levantar uma grande viga de cinquenta côvados de altura, e diz amanhã, de manhã, ao rei que mande dependurar nela Mardoqueu. Assim irás alegre para o banquete com o rei. Agradou-lhe o conselho, e mandou que se preparasse o madeiro. (5, 14)


Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

«Manda levantar uma grande viga de cinquenta
côvados de altura, e diz amanhã de manhã ao
rei que mande dependurar nela Mardoqueu.»

fevereiro 24, 2012

Livro de Ester, 5, 1—3

Ao terceiro dia Ester tomou os vestidos reais e apresentou-se no átrio interior do palácio real, defronte da câmara do rei. [ ] Tendo visto a rainha Ester de pé, olhou-a com agrado e estendeu para ela o ceptro de ouro, que tinha na mão. [ ] O rei disse-lhe: Que queres tu, rainha Ester? Que petição é a tua? Ainda que me peças metade do reino, te será dada. (5, 1—3)


Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

«… e apresentou-se no átrio interior do palácio real,
defronte da câmara do rei.»

fevereiro 19, 2012

Livro de Ester, 4, 15-16

De novo mandou Ester dizer a Mardoqueu estas palavras: Vai e junta todos os Judeus, que achares em Susa, e orai todos por mim. Não comais nem bebais durante três dias e três noites, e eu jejuarei da mesma sorte com as minhas servas; depois disto irei ter com o rei, embora contra a lei, sem ser chamada; se dever morrer, morrerei. (4, 15—16)


Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

«depois disto irei ter com o rei, [ ] sem ser chamada;
se dever morrer,
morrerei»

fevereiro 18, 2012

Livro de Ester, 4-1; 3; 4-8; 9-14

Mardoqueu, tendo sabido isto, rasgou as suas vestes, vestiu-se de saco, cobrindo a cabeça de cinza; depois percorreu a cidade, soltando grandes gritos de dor. (4, 1)

Em todas as províncias, cidades e lugares [ ] era grande a consternação entre os Judeus: jejuavam, choravam, lamentavam-se, utilizando, muitos deles, para seu leito, saco e cinza. (4, 3)

As criadas de Ester e os eunucos entraram a dar-lhe a notícia (do que Mardoqueu fazia). [ ] Ester, chamando o eunuco Atac, [ ], mandou-lhe que fosse ter com Mardoqueu [ ] Este [ ] Deu-lhe [ ] uma cópia do edito, que estava afixado em Susa, respeitante à sua exterminação, e para a exortar a que fosse apresentar-se ao rei e intercedesse pelo seu povo, (4, 4—8)

Atac veio referir a Ester tudo o que Mardoqueu lhe tinha dito. Ela ordenou-lhe que dissesse a mardoqueu: Todos os servos do rei e todas as províncias que estão debaixo do seu domínio sabem que se alguém, homem ou mulher, entrar, sem ser chamado, na câmara do rei, no mesmo ponto, sem remissão alguma, é morto, excepto se o rei estender para ele o seu ceptro de ouro, em sinal de clemência, e lhe salvar assim a vida. Como poderei eu, pois, ir ter com o rei, quando já já trinta dias que ele me não chama para junto de si?
(4, 9—11)

Mardoqueu, tendo ouvido isto, mandou novamente dizer a Ester: Não te persuadas que, por estares na casa do rei, escaparás à morte, tu só, entre todos os Judeus; com efeito, se tu agora te calares, por outro caminho se salvarão os Judeus, mas tu e a casa de teu pai perecereis. E quem sabe se porventura foste elevada a rainha, para que estivesses pronta em tal conjuntura?
(4, 12—14)


Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

Esther and Mordecai, Aert de Gelder, 1685
«Não te persuadas que, por estares na casa do rei,
escaparás à morte, tu só, entre todos os Judeus»

fevereiro 17, 2012

Livro de Ester, 3, 5-6; 8-11

Aman ao ver que Mardoqueu não dobrava os joelhos nem se prostrava diante dele concebeu grande ira; porém [ ], porque tinha ouvido dizer que era judeu de nação, quis antes acabar com todo o povo de (que era filho) Mardoqueu, com todos os judeus que viviam no reino de Assuero.
(3, 5—6)

Então Aman disse ao rei Assuero: Há um povo disperso por todas as províncias do teu reino, que vive separado de todos os outros, que pratica novas leis e cerimónias, e que, além disso, despreza as ordens do rei. Não é do interesse do rei deixar essa gente em sossego. Se te apraz, ordena a sua perda, e eu pesarei aos tesoureiros do teu erário dez mil talentos (provenientes da confiscação dos bens dos judeus). Então o rei tirou do seu dedo o anel que costumava trazer, e deu-o a Aman, filho de Amadati, da linhagem de Agag, inimigo dos Judeus, e disse-lhe: O dinheiro que prometes seja teu, e relativamente ao povo faz o que quiseres. (3, 8—11)


Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

«Então Aman disse ao rei Assuero: Há um povo disperso
por todas as províncias do teu reino, que vive separado
de todos os outros, que pratica novas leis e cerimónias,
e que, além disso, despreza as ordens do rei.»

fevereiro 16, 2012

Livro de Ester, 2, 21-23; 3, 1-2

Naquele tempo, pois, em que Mardoqueu estava à porta do rei, mostraram-se mal contentes [ ] dois eunucos do rei, que eram porteiros, [ ] e intentaram levantar-se contra o rei e matá-lo. Isto foi sabido por Mardoqueu, o qual imediatamente deu parte à rainha Ester, e ela ao rei em nome de Mardoqueu [ ].Fizeram-se as as investigações, e averiguou-se ser verdade; ambos foram pendurados numa forca. [ ] (2, 21—23)

Depois destes acontecimentos, o rei Assuero exaltou Aman, filho de Amadati, que era da linhagem de Agag, e pôs o seu assento sobre todos os grandes que o cercavam. Todos os servos do rei, que estavam à porta do palácio dobravam os joelhos, prostravam-se diante de Aman, porque assim lhes tinha ordenado o imperador; só Mardoqueu não dobrava os joelhos nem se prostrava diante dele (por considerar isto um acto de idolatria). (3, 1—2)



Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

Jean-François de TROY, Le Dédain de Mardochée envers Aman 1740
«só Mardoqueu não dobrava os joelhos nem se prostrava diante dele»

fevereiro 15, 2012

Livro de Ester, 2, 10-17

Ester não lhe quis descobrir de que terra, nem de que nação era, porque Mardoqueu tinha-lhe ordenado que guardasse nisso um grande segredo. (2, 10)

Passado, pois, um certo tempo, estava já próximo o dia em que devia ser apresentada ao rei Ester, filha de Abiail, tio de Mardoqueu, a qual este tinha adoptado por filha. (2, 15)

Foi, pois, levada à câmara do rei Assuero no décimo mês, chamado Tebet, no sétimo ano do seu reinado. O rei amou-a mais do que a todas as outras mulheres, e ela achou graça e favor diante dele, mais que todas as mulheres; pôs-lhe sobre a cabeça a coroa real e constituiu-a rainha no lugar de Vasti. (2, 16—17)

Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

«O rei amou-a mais do que a todas as outras mulheres,
e ela achou graça e favor diante dele»

fevereiro 14, 2012

Livro de Ester, 2, 1-9

Passadas assim estas, quando a ira do rei estava já aplacada, lembrou-se ele de Vasti, do que ela tinha feito e do que tinha sofrido (2, 1)

Então os servos do rei e os seus ministros disseram: enviem-se por todas as províncias pessoas, que escolham donzelas formosas e virgens [ ] e tragam-nas à cidade de Susa; ponham-se na casa das mulheres, sob o cuidado do eunuco Egeu, que está encarregado de guardar as mulheres do rei, e aprontem-se-lhe todos os seus atavios e tudo o necessário para o seu uso. Aquela que entre todas mais agradar aos olhos do rei, essa será rainha em lugar de Vasti. Agradou este parecer ao rei, e mandou-lhes que fizessem conforme tinham aconselhado. (2, 2—4)

Havia na cidade de Susa um homem judeu, chamado Mardoqueu, filho de Jair [ ], da linhagem de Benjamim, o qual tinha sido deportado de Jerusalém naquele tempo em que Nabucodonosor, rei da Babilónia, tinha feito levar para esta cidade a Jeconias, rei de Judá. Tinha ele criado Edissa, filha de seu irmão, chamada por outro nome Ester, órfã de pai e mãe; era em extremo formosa e de aspecto gracioso. Depois do falecimento de seu pai e sua mãe, Mardoqueu tinha-a adoptado por filha. (2, 5—7)

Tendo-se, pois, publicado por toda a parte o mandato do rei, e levando-se a Susa, segundo a sua ordem, muitas donzelas formosíssimas [ ], levaram-lhe também Ester entre as outras donzelas, para ser guardada com as mulheres. Ela agradou-lhe e achou graça aos seus olhos. Ele apressou-se a dar-lhe o necessário ao seu adorno e subsistência, assim como sete donzelas das de melhor parecer da casa do rei (para a servirem), e mandou-a com elas para o melhor aposento da casa das mulheres. (2, 8—9)





Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

Theodore Chasseriau, La Toilette d'Esther (1841)
«Ele apressou-se a dar-lhe o necessário ao seu adorno e subsistência,
assim como sete donzelas das de melhor parecer da casa do rei»

fevereiro 13, 2012

Livro de Ester,1, 13-22

O rei, irado com isto, todo transportado em furor, consultou os sábios, que andavam sempre junto dele, conforme o uso de todos os reis, e por cujo conselho fazia todas as coisas, pois conheciam as leis e costumes dos maiores. (1, 13)

(Perguntou-lhes, pois, o rei) a que pena estava sujeita a rainha Vasti, por não ter obedecido à ordem que o rei Assuero lhe tinha intimado por meio dos eunucos. (1, 15)

Mamucan respondeu em presença do rei e dos grandes: A rainha Vasti não somente ofendeu o rei , mas também todos os povos e todos os príncipes que há por todas as províncias do rei Assuero. Com efeito, o que a rainha fez chegará ao conhecimento de todas as mulheres, as quais serão assim levadas a desprezar os seus maridos e dirão: O rei Assuero mandou ir a rainha Vasti à sua presença, mas ela não foi. (1, 16—17)

De hoje em diante, as princesas da Pérsia e da Média, conhecendo o que a rainha fez, citarão isso mesmo a todos os grandes do rei, donde resultará muito desprezo e cólera. Se é, pois, do teu agrado publique-se por tua ordem um edito, e escreva-se conforme a lei dos Persas e Medos, (a qual não é permitido violar) que a rainha Vasti não torne a entrar jamais à presença do rei, e que a sua dignidade de rainha seja recebida por outra mais digna do que ela. Quando isto for publicado por todas as províncias do seu império (que é vastíssimo), todas as mulheres, tanto dos grandes como dos pequenos, honrarão os seus maridos. (1, 18—20)

Pareceu bem este conselho ao rei e aos grandes, e o rei procedeu segundo o conselho de Mamucan. Enviou cartas a todas as províncias do seu reino, a cada uma, conforme os seus caracteres, e a cada povo, conforme a sua língua, dizendo que os maridos são os senhores e os superiores em suas casas, e (mandando) que isto se publicasse por todos os povos. (1, 21—22)



Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

'Vashti Deposed' by Ernest Normand, 1890

«que a rainha Vasti não torne a entrar jamais à presença do rei,
e que a sua dignidade de rainha seja recebida por outra mais digna do que ela.»

fevereiro 12, 2012

Livro de Ester, 1, 9-12

A rainha Vasti também deu um banquete às mulheres, no palácio em que o rei Assuero costumava residir. Ao sétimo dia, o rei, quando estava mais alegre pelo calor do vinho, que tinha bebido com excesso ordenou [aos eunucos] que introduzissem à presença do rei a rainha Vasti, com o seu diadema na cabeça, para que todos os seus povos e grandes da corte vissem a sua beleza, porque era em extremo formosa. Ela, porém, recusou-se a obedecer à ordem do rei transmitida pelos eunucos. (1, 9—12)


Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

«para que todos os seus povos e grandes
da corte vissem a sua beleza, porque
era em extremo formosa»

fevereiro 11, 2012

Livro de Ester (1, 5; 7)

Estando a terminar os dias do festim, convidou todo o povo, que se encontrava em Susa, desde o maior até o menor, e ordenou que, durante sete dias, se preparasse um banquete no átrio do jardim do palácio real (1, 5)

Os convidados bebiam por vasos de ouro, de diferentes formas. O vinho era servido em abundância, graças à liberalidade do rei. Ninguém constrangia a beber os que não queriam, antes tinha ordenado o rei aos da sua corte que deixassem cada um tomar o que quisesse. (1, 7)


Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais, pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis

convidou todo o povo, que se encontrava
em Susa, desde o maior até o menor»

fevereiro 10, 2012

Livro de Ester (1, 1—3)

No tempo de Assuero (1), que reinou desde a Índia até à Etiópia sobre cento e vinte e sete províncias, quando ele se sentou no trono do seu reino, era a cidade de Susa a capital do seu império. Ora, no ano terceiro do seu império ofereceu um grande festim, a todos os seus príncipes e a todos os seus ministros. (1, 1—3)


(1) Assuero, do Livro Ester do Antigo Testamento, foi o rei persa Xerxes I (c. 519-c. 466 a.C.), filho de Dario e Atossa, filha de Ciro


Bíblia Sagrada, Antigo Trestamento, vol. II,
Versão segundo os textos originais,
pelo
Padre Matos Soares, Tipografia Alberto de Oliveira, Lda.,
Imprimatur Portucale, die 7 Octubris 1955,
Antonius, Ep. Portucalensis


Xerxes (c.519- 465 a.C.)

«… que reinou desde a Índia até à Etiópia sobre cento e vinte e sete províncias»

fevereiro 02, 2012


«O saber perene reconhece em cada forma
a representação de um significado,
a manifestação de um conteúdo,
a dedução de um princípio.»



Orlando Vitorino, Refutação da filosofia triunfante,
in "A Fenomenologia do Mal e outros ensaios filosóficos",

Lisboa, INCM, 2010, p.420

fevereiro 01, 2012



"A política é a arte de criar rebanhos de animais
que não são nem aquáticos nem aéreos mas terrestres,
que não são cornúpetos mas sem cornos, que não são
quadrúpedes mas bípedes, que não são plumados mas
têm a pele nua. A política é a arte de criar
rebanhos de bípedes implumes"


Platão, O Político, 265-268, cit. por
Orlando Vitorino, A Fenomenologia do Mal,
Lisboa, INCM, 2010, p.426

janeiro 27, 2012



Meia Palavra,
Susana Félix

Tudo aquilo que queres ouvir
já to disseram com muito mais sal
é tempo de poderes descobrir
quanto é que o silêncio vale

Escuta cada entrelinha
está lá tudo o que há para dizer
põe a tua mão na minha
e ouve o marfim a correr

Meia palavra basta para falar de amor
palavra e meia é muito, sê bom entendedor
sê bom, sê bom entendedor,
sê bom, sê bom entendedor
meia palavra basta para falar de amor
palavra e meia é muito sê bom entendedor
sê bom, sê bom entendedor, sê bom...

Não sejas um filme tão espesso
com mil voltas para ir daqui ali
eu quero virar-te do avesso
e ler o que de melhor há em ti

Procura um sinal em cada olhar
a química não sabe mentir
deixa o silêncio falar
está lá tudo o que é preciso ouvir

Meia palavra basta para falar de amor
palavra e meia é muito sê bom entendedor
sê bom, sê bom entendedor,
sê bom, sê bom entendedor
meia palavra basta para falar de amor
palavra e meia é muito sê bom entendedor
sê bom, sê bom entendedor,
sê bom, sê bom entendedor

Não sejas delicodoce nem piegas
o amor avança sempre às cegas
ele sabe o caminho, deixa-o andar
não fales muito para não o assustar

Meia palavra basta para falar de amor
palavra e meia é muito sê bom entendedor
sê bom, sê bom entendedor,
sê bom, sê bom entendedor

janeiro 15, 2012



«Os jornais são o ponteiro dos segundos da história.
Esse ponteiro, no entanto, não só é geralmente
de metal inferior ao dos outros dois [o dos
minutos, os factos históricos; o das horas, a
filosofia ou espírito do tempo] como
raramente trabalha bem.

Os chamados «artigos de fundo»
são o coro das tragédias dos factos correntes.
O exagero em todos os sentidos é essencial,
tanto nos jornais como nos dramas:
porque a questão principal reside em tirar
o máximo partido de cada ocorrência.

Por isso, todos os jornalistas são,
em virtude da sua profissão,
alarmistas: é a forma
que têm de tornar
as coisas interessantes.

O que realmente fazem, no entanto,
é assemelharem-se aos cachorros
que, logo que vêm alguma coisa a mexer,
desatam a ladrar.

É necessário, por isso, não prestarmos
grande atenção aos seus alarmes
e apercebermo-nos, em geral,
de que o jornal é uma lente
de aumentar, e isso no
melhor dos casos,
porque,
muito frequentemente,
não passa de um jogo de sombras na parede.»



Arthur Schopenhauer, Aforismos
Public.Europa-América, Lisboa 1998, pp.110-111

janeiro 11, 2012


David Downton, img in Modus Vivendi


«Coincide comigo a sequência perfeita do que ainda
não existe»



Sandra Costa, Sob a luz do mar,
Campo das Letras, Porto 2002, p. 66

janeiro 10, 2012



«A arte de não ler é muito importante.
Consiste em não sentir interesse algum por
aquilo que está a atrair a atenção do público
........................[numa determinada altura.

Quando um panfleto político ou eclesiástico,
um romance ou um poema estão a causar grande sensação,
não devemos esquecer-nos de que quem escreve para tolos
tem sempre grande público. Uma condição prévia para
ler bons livros é não ler os maus:
— a nossa vida é curta.»

Arthur Schopenhauer, Aforismos
Public.Europa-América, Lisboa 1998