«A Lua, redonda e cor de púrpura, erguia-se na linha do horizonte, ao fundo da planície.
Subia rápida entre os ramos dos choupos, que a ocultavam a espaços, como uma cortina preta, esfarrapada.
Depois apareceu, deslumbrante de brancura, no céu vazio que ela iluminava; e então, abrandando a marcha, deixou cair sobre a ribeira uma grande mancha clara, que se dividia numa infinidade de estrelas, e o clarão argênteo parecia torcer-se ao fundo da água, como uma serpente sem cabeça, coberta de escamas luminosas.»
«Il savourait pour la première fois l’inexprimable délicatesse des élegances féminines. Jamais il n'avait rencontré cette grâce de langage, cette réserve du vêtement, ces poses de colombe assoupie. Il admirait l’exaltation de son âme et les dentelles de sa jupe. D’ailleurs, n’était-ce pas une femme du monde, et une femme marié! Une vraie maîtresse enfin? Par la diversité de son humeur, tour à tour mystique ou joyeuse, babillarde, taciturne, emportée, nonchalante, elle allait rappelant en lui mille désirs, évoquant des instincts ou des réminiscences. Elle était l’amoureuse de tous les romans, l’héroïne de tous les drames, le vague elle de tous les volumes de vers.»
«Comme ils aimaient cette bonne chambre pleine de gaieté, malgré sa splendeur un peu fanée! Ils retrouvaient toujours les meubles à leur place, et parfois des épingles à cheveux qu’elle avait oubliées, l’autre jeudi, sous le socle de la pendule. Ils déjeumaient au coin du feu, sur un petit guéridon incrusté de palissandre. Emma découpait, lui mettait les morceaux dans son assiette en débitant toutes sortes de chatteries; et elle riait d’un rire sonore et libertin quand la mousse du vin de Champagne débordait du verre léger sur les de ses doigts. Ils étaient si complètement perdus en la posséssion d’eux-mêmes, qu’ils se croyaient là dans leur maison particulière, et devant y vivre jusqu’à la mort, comme dux éternels jeunes époux.»
«Teriam só aquilo para dizer? Nos olhos de ambos, todavia, desenhava-se um diálogo mais sério; e, enquanto se esforçavam por encontrar frases banais, sentiam a mesma languidez invadi-los aos dois; era como um murmúrio da alma, profundo, ininterrupto, que dominava o das vozes. Tomados de espanto por aquela nova sensação de suavidade, não pensavam em comunicá-la nem em descobrir-lhe o motivo. As felicidades futuras, como as margens dos rios tropicais, projectam na imensidade que as precede a sua indolência natural, espécie de brisa perfumada, e nessa embriaguez adormecemos, sem nos inquiertarmos com o horizonte que ainda se não vê.»
«Quanto à lembrança de Rodolfo, descera-lhe ao mais profundo do coração; e ali permanecia, mais solene e mais imóvel que múmia de rei num subterrâneo.
Daquele grande amor embalsamado evolava-se uma exalação que, passando através de tudo, perfumava de ternura a atmosfera imaculada em que ela desejava viver. [ ]
Então, entregou-se a generosidades excessivas. Costurava vestuários para os pobres; fazia presentes de lenha às mulheres de parto; e um dia, ao entrar em casa, Carlos encontrou na cozinha três vagabundos sentados à mesa, comendo sopa. [ ] A mãe de Carlos não achou nada a censurar-lhe, excepto talvez aquela mania de fazer camisolas de malha para os orfãos, em vez de passajar os panos da cozinha.»
«Jamais madame Bovary ne fut aussi belle qu’á cette époque; elle avait cette indéfinissable beauté qui résulte de la joie, de l’enthousiasme, di succès, et qui n’est que l’harmonie du tempérament avec les circonstances. Ses convoitises, ses chagrins, l’experience du plaisir et ses illusions toujours jeunes, comme font aux fleurs le fumier, la pluie, les vents et le soleil, l’avaient par gradations développée,
et elle s’épanouissait enfin dans la plénitude de sa nature*.»
Rouen «Puis, d’un seul coup d’oeil, la ville apparaissait.
Descendant tout en amphithéâtre et noyée dans le brouillard, elle s’élargissait au-delá des ponts, confusément. La pleine campagne remontait ensuite d’un mouvement monotone, jusqu’à toucher au loin la base indécise du ciel pâle. Ainsi vu d’en haut, le paysage tout entier avait l’air immobile comme une peinture; les navires à l’ancre se tassaient dans un coin; le fleuve arrondissait sa courbe au pied des collines vertes, et les îles, de forme oblongue, semblaient sur l’eau de grands poissons noirs arrêtés. Les cheminées des usines poussaient d’immenses panaches bruns qui s’envolaient par le bout. On entendait le ronflement des fonderies avec le carillon clair des églises qui se dressaient dans la brume. Les arbres des boulevards, sans feuilles, faisaient des broussailles violettes au milieu des maisons, et les toits, tout reluisants de pluie, miroitaient inégalement, selon la hauteur des quartiers. Parfois un coup de vent emportait les nuages vers la côte Sainte-Catherine, comme des flots aériens qui se brisaient en silence contre une falaise.
(continua) op.cit., p.393
----- // -----
«Depois, subitamente, a cidade aparecia.
Descendo em anfiteatro e afogada em nevoeiro, alargava-se para além das pontes, confusamente. A larga campina subia depois num declive monótono, até tocar ao longe a linha indecisa do céu pálido. Assim vista de alto, toda apaisagem parecia imóvel, como uma pintura; os navios ancorados amontoavam-se num canto; o rio arredondava a sua curva próximo de colinas verdes, e as ilhas, de forma oblonga, pareciam grandes peixes escuros presos na água. As chaminés das fábricas soltavam imensos penachos cinzentos que se desvaneciam no ar. Ouvia-se o som áspero das fundições junto ao claro repique das igrejas que se erguiam na bruma. As árvores das avenidas, sem folhas, formavam grandes manchas violáceas por entre as casas, e ostelhados, reluzentes de chuva, lançavam reflexos mais ou menos brihantes, conforme a altura dos bairros. Por vezes um pé de vento varria as nuvens esverdeadas para os lados da encosta de Sainte-Catherine, como ondas aéreas que se quebrassem em silêncio nas penedias.»
(III.5, p.284)
:))
{Ainda melhor do que contemplar uma pintura, o olhar exacto em humana linguagem, a mais expressiva de todas as artes! :)}
«Quelque chose de vertigineux se dégageait pour elle de ces existences amassées, et son coeur s’en gonflait abondamment, comme si les cent vingt mille âmes qui palpitaient là lui eussent envoyé toutes à la fois la vapeur des passions qu’elle leur supposait. Son amour s’agrandissait devant l’espace, et s’emplissait de tumulte aux bourdonnementes vagues qui montaient.
Elle le reversait au dehors, sur les places, sur les promenades, sur les rues, et la vieille cité normande s’étalait à ses yeux comme une capitale démesurée, comme une Babylone où elle entrait.»
:) (fin de cit.) op.cit., p.393
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«Qualquer coisa de vertiginoso se desprendia daquelas existências amontoadas, enchendo o coração de Ema a transbordar, como se as cento e vinte mil almas que palpitavam ali lhe dirigissem todas ao mesmo tempo o vapor das paixões de que as supunha cheias. O seu amor aumentava perante o espaço, e enchia-se de tumulto ante os rumores vagos que subiam. Ema derramava-o do seu seio, sobre as praças, os caminhos, as ruas, e a velha cidade normanda aparecia a seus olhos como uma capital imensa, uma Babilónia, onde ela penetrava.»
Cathedral de Rouen «Léon, à pas sérieux, marchait auprés des murs. Jamais la vie ne lui avait paru si bonne. Elle allait venir tout à l’heure, charmante, agitée, épiant derrière elle les regards que la suivaient, — et avec sa robe à volants, son lorgnon d’or, ses bottines minces, dans toute sorte d’élégances don’t il n’avait pas gouté, et dans l’ineffable séduction de la vertu qui succombe.»
Cathedral de Rouen «L’église, comme un boudoir gigantesque, se disposait autour d’elle; les voûtes s’inclinaient pour recueillir dans l’ombre la confession de son amour; les vitraux resplendissaient pour illuminer son visage, et les encensoirs allaient brûler
pour qu’elle apparût comme un ange, dans la fumée des parfums*.»
«Emma pleurait, et il s’efforçait de la consoler [ ] — Oh! C’est que je t’aime! Reprenait-elle, je t’aime à ne pouvoir me passer de toi, sais-tu bien?»
(p.300-301) (continua)
Gustave Flaubert, Madame Bovary, Preface, notes et dossier par Jacques Neefs, Paris, Librairie Générale Française, Le Livre de Poche, 2008, pp.564
«Il s’était tant de fois entendu dire ces choses, qu’elles n’avaient pour lui rien d’original. Emma ressemblait à toutes les maîtresses; et le charme de la nouveauté, peu à peu tombant comme un vêtement, laissait voir à nu l’éternelle monotonie de la passion qui a toujours les mêmes formes et le même langage.
Il ne distinguait pas, cet homme si plein de pratique, la dissemblance des sentiments sous la parité des expressions.»
«Parce que des lèvres libertines ou vénales lui avaient murmuré des phrases pareilles, il ne croyait que faiblement à la candeur de celles-lá; on en devait rabattre, pensait-il, les discours exagérés cachant les affections médiocres;
comme si la plénitude de l’âme ne débordait pas quelques fois par les métaphores les plus vides, puisque personne, jamais, ne peut donner l’exacte mesure de ses besoins, ni de ses conceptions, ni de ses douleurs, et que la parole humaine est comme un chaudron fêlé où nous battons des mélodies à faire danser les ours, quand on voudrait attendrir les étoiles.»
«Mais, avec cette supériorité de critique appartenant à celui qui, dans n’importe quel engagement, se tient en arrière,
Rodolphe aperçut en cet amour d’autres jouissances à exploiter. Il jugea toute pudeur incommode. Il la traita sans façon. Il en fit quelque chose de souple et de corrompu.
C’était une sorte d’attachement idiot plein d’admiration pour lui, de voluptés pour elle, une béatitude qui l’engourdissait; et son âme s’enfonçait en cette ivresse et s’y noyait, ratatinée, comme le duc de Clarence dans son tonneau de malvoisie.»
«Desejava um filho; seria moreno e forte, e chamar-se-ia Jorge. E esta ideia de ter um filho varão era como o resgate, em esperanças, de todas as suas impotências passadas.
Um homem, ao menos, é livre; pode atravessar paixões e países, atravessar os obstáculos, saborear as felicidades mais longínquas.
Uma mulher sofre de impedimentos contínuos. Inerte e flexível ao mesmo tempo, tem contra si as fraquezas da carne e as dependências da lei.
A sua vontade, como o véu do seu chapéu seguro por um cordão, palpita a todos os ventos, e há sempre um desejo que arrasta, e uma conveniência que detém.»
(II.3, p.103)
Gustave Flaubert, Madame Bovary, Trad. João Pedro de Andrade, Lisboa, Clássicos Relógio d’Água, 1991, pp.372
setembro 15, 2010
Fidelidade magistral de Claude Charbol ao enredo Bovary de Flaubert.
setembro 14, 2010
setembro 13, 2010
setembro 12, 2010
setembro 11, 2010
setembro 10, 2010
setembro 09, 2010
setembro 08, 2010
setembro 07, 2010
setembro 06, 2010
«Au début des années soixante, alors qu’il cherchait à affiner les méthodes de prévisions, le météorologue Edward Lorenz s’est aperçu qu’en modifiant imperceptiblement une variable parmi d’innombrables autres, le pronostic changeait du tout au tout…
Il suffit d’une seule différence infime, et apparemment négligeable, pour que le résultat du système tout entier s’en trouve bouleversé.
Selon sa formule devenue célèbre, le battement d’ailes d’un papillon en Chine peut déclencher une tornade à l’autre bout de la planète.
Cette réaction en chaîne, aujourd’hui connu sous le nom d’«effet papillon», montre à quel point le comportement de systèmes complexes à variables multiples est imprévisible…
Non pas imprévisible pour nous, qui serions trop ignorants ou obtus, mais imprévisibles de par leur nature même…
Parce que notre monde est un système particulièrement complexe, dont l’évolution reste impénétrable, les prédictions ne seront jamais que des hypothèses plus au moins hasardeuses.
Si l’avenir est imprévisible, c’est qu’il est indéterminé.
À tout moment, le cours des événements peut bifurquer…»
Zygmunt Bauman, ’’Et si… l’avenir, c’était le présent ?’’ in philosophie-magazine, avril 2009
«O que mais desejo é uma grande economia de palavras.» Maria Gabriela Llansol, Uma data em cada mão - Livro de Horas I, Lisboa, Assírio & Alvim, 2010, p. 221
setembro 01, 2010
«À noite assisti, na televisão, a um debate sobre o desemprego, que me apareceu como uma encruzilhada de todos os problemas. Porque é que trabalhar é uma realidade incontestável? Porque é que só uma parte da actividade das pessoas é remunerada? Porque é que há uma hierarfquia no trabalho? Porque é que se exagerou de tal modo a função da máquina? Porque é que há uma tão grande diferença de recieitas de indivíduo para indivíduo? Porque é que o trabalho, na maior parte dos casos, só ocupa o tempo e garante o ganho, em vez de ser uma forma de expressão, ou uma paticipação directa na vida comum?»
Maria Gabriela Llansol, Uma data em cada mão - Livro de Horas I, Lisboa, Assírio & Alvim, 2010, p. 221
agosto 31, 2010
«Nessa confrontação de um único dia (medida unitária do tempo) com todos os dias (medida fragmentada do tempo) percebeu que o que a cansava e fazia sofrer era a perda de consciência motivada pelo trabalho.
Ser destinado à morte (de facto, assim era) necessitava de, já em vida corporal, mergulhar no sentido eterno.
Por causa da distracção permanente a que os seus sentidos mais queridos eram impelidos [no local do trabalho] [este] transformara-se num lugar de penas, e raros momentos de reencontro.
As pessoas passavam, passavam desligadas dessa aragem do cosmos com que se perfumavam, e as noites caíam sobre dias esmagados pelos trabalhos no tempo.»
Maria Gabriela Llansol, Uma data em cada mão - Livro de Horas I, Lisboa, Assírio & Alvim, 2010, p. 137
agosto 30, 2010
Um precioso ensaio sobre a economia portuguesa, que lembra uma verdade desprezada no marasmo "democrático": - Não há política, económica, social, cultural, sem uma estratégia - (preferivelmente) acertada. Ora, os governos têm seguido listas de medidas avulsas - tipo "power point"! - sem qualquer consistência analítica e causal com os efeitos desejáveis; como tal, incapazes de induzir um desenvolvimento sustentável.
agosto 29, 2010
«Vou-lhes contar um segredo: a vida é mortal.»
Clarice Lispector, Onde estiveste de noite, Lisboa, Relógio dÁgua, p. 97
agosto 28, 2010
E lucevan le stelle ed olezzava la terra, stridea l'uscio dell'orto, e un passo sfiorava la rena... Entrava ella, fragrante, mi cadea fra le braccia... O dolci baci, o languide carezze, mentr'io fremente le belle forme disciogliea dai veli! Svani per sempre il sogno mio d'amore... L'ora è fuggita... E muoio disperato! E muoio disperato... E non ho amato mai tanto la vita!
(Puccini, Tosca)
agosto 27, 2010
Isto é, a rádio pública ou seja, o meio infalível p'ra saber como vai o futebol!
agosto 26, 2010
Pode ser muito ecológico inserir os animais do zoo em ambientes simulados do seu habitat.
Mas, não mais a visão olhos nos olhos das feras enjauladas, antes o espaço vazio com os animais a dormir ou simplesmente ausentes!
Em compensação, cartazes, desenhos animados e uma data de infantilidades tipo walt disney não faltam!
Por outras palavras, uma "seca", visitar o Zoo de Lisboa!
agosto 14, 2010
«Porque um dos detalhes característicos da minha atitude espiritual é que a atenção não deve ser cultivada exageradamente, e mesmo o sonho deve ser olhado alto,
com uma consciência aristocrática de o estar fazendo existir.
Dar demasiada importância ao sonho seria dar demasiada importância, afinal, a uma coisa que se separou de nós próprios, que se ergueu, conforme pôde, em realidade,
e que, por isso,
perdeu o direito absoluto à nossa delicadeza para com ela.»
:)
Bernardo Soares, Livro do Desassossego, Assírio & Alvim, ed. Richard Zenith, Lisboa 1998, #199.
julho 28, 2010
P A R T Í C U L A 61 — A aranha
«[ ] As virgens da Casa — com ou sem sexo rasgado — evoluem à mi- nha volta e, quando param, confirmam a exactidão do meu disfarce.
«ah, como é estético um esquilo no homem.»
E as que têm essa devoção sentem a natureza e, em simultâneo, resguardam as perguntas que hão-de fazer-lhe no interior da vagina.
São apenas umas poucas as mulheres da Casa. No entanto, valem por muitas.[ ]»
:)
Maria Gabriela Llansol, Os cantores da leitura, Assírio & Alvim, Lisboa, 2007
julho 19, 2010
El Secreto de Sus Ojos, de Juan José Campanella, com a formosa actriz Soledad Villamil e Ricardo Darín.
Um belíssimo filme argentino, uma narrativa segura, num thriller com suspense, sentimentos contidos mas fortes e persistentes, numa ideia bem platónica de que tudo pode deduzir-se da paixão dominante que singulariza cada vivente... :))
A não perder!
julho 03, 2010
Giuseppe Verdi, La Traviata, Ileana Cotrubas, Placido Domingo, Carlos Kleiber(maestro)
E Strano - Sempre Libera Lyrics
E strano! E strano! In core scolpiti ho quegli accenti! Saria per me sventura un serio amore? Che risolvi, o turbata anima mia? Null'uomo ancora t'accendeva… Oh, gioia Ch'io non conobbi, Esser amata amando! E sdegnarla poss'io Per l'aride follie del viver mio?
Ah, fors'e lui che l'anima Solinga ne'tumulti Godea sovente pingere De'suoi colom occulti Lui, che modesto e vigile. All'egre soglie ascese, E nuova febbre accese Destandomi all'amor!
A quell'amor ch'e palpito Dell'universo intero, Misterioso, altero Croce e delizia al cor.
Follie! Delirio vano e questo! Povera donna, sola, abbandonata In quest popoloso deserto Che appellano Parigi Che spero or piu? Che far degg'io? Gioire! Di volutta ne'vortici perir! Gioir!
Sempre libera deegg'io Folleggiare di gioia in gioia, Vo'che scorra il viver mio Pei sentieri del piacer. Nasca il giorno, o il giorno muoia Sempre lieta ne'ritrovi, A dilettisempre nuovi Dee volare il mio pensier
----------- // ---------------
Etrange! L'empreinte de ces accents Est gravée dans mon coeur. L'amour vrai serait-il pour moi un malheur? Que faire, ó mon âme troublée? Personne encore ne t'a enflammée. Oh, joie... que je ne connais pas, Être aimée en aimant! Pourrai-je dédaigner cette joie Pour la seule chimère de ma vie?
Ah, se peut-il qu'il soit Celui que mon âme solitaire, Dans le tumulte de ses pensées, Dépeint souvent en contours incertains? Celui qui, modeste et vigilant, Franchit le seuil de la malade Pour l'enflammer d'une nouvelle fièvre Et l'éveiller à l'amour! A cet amour qui fait palpiter L'univers entier, Mystérieux, altier, Croix et délices du coeur.
Folie! C'est un délire insensé! Pauvre femme seule, Abandonnée dans ce désert populeux Que l'on appelle Paris, Que me reste-t-il à espérer? Que dois-je faire? Jouir des plaisirs, Périr dans la volupté des tourbillons! Jouir des plaisirs!
Libre toujours, je veux pouvoir Voltiger de joie en joie, Je veux que ma vie s'écoule Par les sentiers du plaisir. Que naisse le jour, ou que le jour meure, Plein de liesse dans les cercles mondains, Vers des plaisirs toujours nouveaux Doit s'envoler ma pensée.
junho 29, 2010
Tenho imensas coisas para fazer. Hei-de morrer com imensas coisas por fazer.
:)
junho 26, 2010
LONGA VIDA AO MEXILHÃO DO RIO [ou Se o rídiculo matasse*]
O Ministério do Ambiente chumba a construção da barragem de Pedroselos, no Alto Tâmega. Motivo: a descoberta de que ali vive uma espécie em vias de extinção, conhecida por mexilhão do rio.
Não sei o que mais admirar: se o Ministério do Ambiente, que nunca tinha dado por que no Alto Tâmega se desenrolava este drama; se a Iberdrola, que ao investir ali, alertou para a tragédia; se o próprio mexilhão, que mesmo à beira da morte, conseguiu fazer ouvir a sua voz desesperada.
Interroga-se o leitor: mas que importância transcendente tem o mexilhão do rio para Portugal? Não se sabe. Mas o certo é que a Iberdrola, que já pagou €303 milhões ao Estado Português pela construção de quatro barragens no Alto Tâmega, ou constrói esta noutro local ou redistribui a potência das outras quatro por apenas três.
Isto, claro, se nas margens das outras não se descobrir que uma raríssima pulga da areia está em vias de extinção... Decididamente, o rídiculo não mata. Mas custa imenso tempo e dinheiro.
Nicolau Santos, in Expresso-26-6-2010
* Subtítulo meu.
junho 24, 2010
C'est drôl' c'que t'es drôle à r'garder T'es là, t'attends, tu fais la tête Et moi j'ai envie d'rigoler C'est l'alcool qui monte en ma t^te
Tout l'alcool que j'ai pris ce soir Afin d'y puiser le courage De t'avouer que j'en ai marr' De toi et de tes commérages
De ton corps qui me laisse sage Et qui m'enlève tout espoir J'en ai assez faut bien qu'j'te l'dise Tu m'exaspèr's, tu m'tyrannises
Je subis ton sal'caractèr' Sans oser dir' que t'exagèr's Oui t'exagèr's, tu l'sais maint'nant Parfois je voudrais t'étrangler
Dieu que t'as changé en cinq ans Tu l'laisses aller, Tu l'laisses aller Ah ! tu es belle à regarder Tes bas tombant sur tes chaussures
Et ton vieux peignoir mal fermé Et tes bigoudis quelle allure Je me demande chaque jour Comment as-tu fait pour me plaire
Comment ai-j' pu te faire la cour Et t'aliéner ma vie entière Comm' ça tu ressembles à ta mère Qu'a rien pour inspirer l'amour
D'vant mes amis quell' catastroph' Tu m'contredis, tu m'apostrophes Avec ton venin et ta hargne Tu ferais battre des montagnes
Ah ! j'ai décroché le gros lot Le jour où je t'ai rencontrée Si tu t'taisais, ce s'rait trop beau Tu l'laisses aller, Tu l'laisses aller
Tu es un'brute et un tyran Tu n'as pas de c?ur et pas d'âme Pourtant je pense bien souvent Que malgré tout tu es ma femme
Si tu voulais faire un effort Tout pourrait reprendre sa place Pour maigrir fais un peu de sport arranges-toi devant ta glace
Accroche un sourire à ta face Maquille ton c?ur et ton corps Au lieu d'penser que j'te déteste Et de me fuir comme la peste
Essaie de te montrer gentille Redeviens la petite fille Qui m'a donné tant de bonheur Et parfois comm' par le passé
J'aim'rais que tout contre mon c?ur Tu l'laisses aller, Tu l'laisses aller
junho 15, 2010
Era assim; já não é!
junho 14, 2010
junho 13, 2010
junho 12, 2010
«Um idiota preguiçoso continua sempre a ser um idiota! E um preguiçoso inteligente é alguém que reflectiu acerca do mundo em que vive. Não se trata, pois, de preguiça. É tempo de reflexão. E quanto mais preguiçoso fores, mais tempo tens para reflectir. E é por isso que no Oriente, isso se designa por filosofia oriental... A maior parte das pessoas tem tempo. Quanto mais se desce para sul, mais encontramos profetas, magos, pessoas que reflectiram sobre o mundo.»
Michel Mitrani, Conversas com Albert Cossery, («Conversation avec Albert Cossery», 1995), Antígona, Lisboa, 2002
junho 11, 2010
(continuação)
«Esta novidade ainda não o saciara. Até a leitura do jornal, que costumava ser o alimento essencial da sua boa disposição, — graças a um universo fértil em demências de toda a espécie — vinha agora em segundo lugar, depois de ele ficar ali espraiando a vista até ao horizonte.
Daquele sexto andar, como um explorador no cimo de uma montanha, Karim dominava a cidade e os seus múltipos antros — onde agitava, com os olhos postos na prosperidade, a multidão dos imbecis e dos filhos da puta.
Esta vista geral de uma sociedade entregue à mais sangrenta ladroeira transmitia-lhe um prazer sem limites. Cada vez mais, considerava a sua nova residência um observatório onde as suas faculdades humorísticas podiam medrar com toda a liberdade.»
(fim da transcrição)
Albert Cossery, A violência e o escárnio, («La violence et la dérision», 1964), trad. Júlio Henriques, Antígona, Lisboa, 1999, pp. 17-18
Até a leitura do jornal... vinha agora em segundo lugar
... espraiando a vista até ao horizonte.
Esta vista geral de uma sociedade...
junho 10, 2010
«Ao ouvir a porta fechar-se atrás da rapariga, Karim sentiu-se aliviado de um grande peso. Ia por fim poder respirar à vontade. Saltou da cama e, apertando o cordão das calças do pijama, saiu para o terraço.
Morava desde há uns oito dias neste quarto, onde desfrutava uma soberba vista para o mar; fora uma agradável mudança, pois o seu precedente alojamento, sombrio e sem ar, era um autêntico pardieiro dos bairros indígenas.
E desde que ali morava, acordava todas as manhãs com um sentimento de descuidosa alegria. A primeira coisa que fazia era ir para o terraço, para gozar o espectáculo que aquela situação privilegiada lhe oferecia.»
(continua)
Albert Cossery, A violência e o escárnio, («La violence et la dérision», 1964), trad. Júlio Henriques, Antígona, Lisboa, 1999,
A primeira coisa que fazia era ir para o terraço...
junho 09, 2010
«— Sei apenas duas coisas muito simples, disse Heikal. [ ] — Diz-me então a primeira dessas coisas. Sou todo ouvidos. — A primeira é que o mundo emque vivemos é regido pela mais ignóbil quadrilha de tratantes que alguma vez pisou o chão deste planeta. — Subscrevo por inteiro essa afirmação. E a segunda? — A segunda é esta: acima de tudo, convém não os levarmos a sério; é isso que eles querem, que os levemos a sério.»
(do capítulo V, na contracapa)
Albert Cossery, A violência e o escárnio, («La violence et la dérision», 1964), trad. Júlio Henriques, Antígona, Lisboa, 1999,
junho 08, 2010
«Era Inverno, o terrível Inverno do Egipto miserável. O dia começara no horror de um frio glacial. De início, o vento importunara a cidade moderna e as suas construções em betão armado, semelhantes a fortalezas invencíveis. Depois, irrompeu como um selvagem nos bairros populares. Aí, nenhum obstáculo sério se opunha à grandeza do seu ímpeto. Fizera as suas investidas no infinito dos casebres e inundara as vielas com o seu fôlego devastador. Um vento glacial, carregado de uma humidade nociva, passava através das paredes vacilantes dos tugúrios, modelava ruínas, enrolava-se em torno de escombros infames, suscitando,por toda a parte, o odor pestilento da miséria.»
Albert Cossery, A casa da morte certa, («La maison de la mort certain», 1975), trad. Ana Margarida Paixão, Antígona, Lisboa, 2001, (p.7)
junho 07, 2010
(continuação 2)
«Por cima das ruelas, por detrás das persianas fechadas, invisíveis, as mulheres falavam de uma janela para outra e os seus discursos aéreos, com sonoridades perturbadoras, faziam lembrar um conciliábulo de bruxas preparando sortilégios.
Toda aquela populaça parecia viver na ignorância das tormentas que pairavam por cima da cidade, apesar da aparência de um céu ultrajantemente limpo.»
(fim da transcrição)
Albert Cossery, Uma ambição no deserto, («Une ambition dans le désert», 1975), trad. Ernesto Sampaio, Antígona, Lisboa, 2002, (p.27-8)
falavam de uma janela para outra
apesar da aparência de um céu
ultrajantemente limpo
junho 06, 2010
(continuação 1)
«Em redor das fontes públicas, as crianças, seminuas, empurravam-se enquanto se refrescavam molhando-se umas às outras, num tumulto alegre trespassado por gritos e injúrias.
Jovens elegantes, retesados nos seus trajes de gala, exercitavam-se a lançar olhares enamorados em direcção a criaturas voluptuosas inexistentes.»
(continua)
Albert Cossery, Uma ambição no deserto, («Une ambition dans le désert», 1975), trad. Ernesto Sampaio, Antígona, Lisboa, 2002, (p.27-8)
Em redor das fontes públicas, as crianças, seminuas
olhares enamorados em direcção a criaturas voluptuosas inexistentes
junho 05, 2010
«A tarde caía e uma população em azáfama apoderava-se das esplanadas dos cafés, onde intermináveis discursos decorriam já.
Vendedores ambulantes, ainda a despertar da sesta, apregoavam com uma voz lânguida a suculência dos frutos e dos legumes, fazendo uso de comparações disparatadas e, por vezes, mesmo obscenas.»
(continua)
Albert Cossery, Uma ambição no deserto, («Une ambition dans le désert», 1975), trad. Ernesto Sampaio, Antígona, Lisboa, 2002, (pp. 27-28)
apoderava-se das esplanadas dos cafés
Vendedores ambulantes
junho 04, 2010
(continuação 7)
«Era precisamente essa linguagem humana que encantava Samantar, linguagem que, um pouco por todo o mundo,
fora substituída por um idioma bastardo — apanhado nos caixotes do lixo do comércio e da publicidade —, não visando em bom rigor o homem, e do qual toda e qualquer noção de emoção ou de sentimento estava excluída.»
(fim da transcrição)
Albert Cossery, Uma ambição no deserto, («Une ambition dans le désert», 1975), trad. Ernesto Sampaio, Antígona, Lisboa, 2002, (pp. 15-16-17)
essa linguagem humana que encantava
junho 03, 2010
Dá-me lume
Chegaste com três vinténs E o ar de quem não tem Muito mais a perder O vinho não era bom A banda não tinha tom Mas tu fizeste a noite apetecer Mandaste a minha solidão embora Iluminaste o pavilhão da aurora Com o teu passo inseguro E o paraíso no teu olhar
Eu fiquei louco por ti Logo rejuvenesci Não podia falhar Dispondo a meu favor Da eloquência do amor Ali mesmo à mão de semear Mostrei-te a origem do bem e o reverso Provei-te que o que conta no universo É esse passo inseguro E o paraíso no teu olhar
Dá-me lume, dá-me lume Deixa o teu fogo envolver-me Até a música acabar Dá-me lume, não deixes o frio entrar Faz os teus braços fechar-me as asas Há tanto tempo a acenar
Eu tinha o espírito aberto Às vezes andei perto Da essência do amor Porém no meio dos colchões No meio dos trambolhões A situação era cada vez pior Tu despertaste em mim um ser mais leve E eu sei que essencialmente isso se deve A esse passo inseguro E ao paraíso no teu olhar
Dá-me lume, dá-me lume Deixa o teu fogo envolver-me Até a música acabar Dá-me lume, não deixes o frio entrar Faz os teus braços fechar-me as asas Há tanto tempo a acenar
Se eu fosse compositor Compunha em teu louvor Um hino triunfal Se eu fosse crítico de arte Havia de declarar-te Obra-prima à escala mundial Mas eu não passo dum homem vulgar Que tem a sorte de saborear Esse teu passo inseguro E o paraíso no teu olhar Esse teu passo inseguro E o paraíso no teu olhar ______________________________________
1989 - letra e música de Jorge Palma
(continuação 6)
«Contudo, enquanto se desencaminhavam multidões submetidas às normas de uma ética bárbara, aqui, em Dofa, a pobreza do país havia deixado a vida escorrer preguiçosamente e o povo consagrar-se sem esforços degradantes a ocupações benéficas, tais como a pesca, a horticultura, um artesanato aperfeiçoado na indolência e na dignidade; e, sobretudo, o povo assinalara aqui a sua resistência às modas decadentes, continuando a exprimir-se
por meio de uma linguagem humana.»
(continua)
Albert Cossery, Uma ambição no deserto, («Une ambition dans le désert», 1975), trad. Ernesto Sampaio, Antígona, Lisboa, 2002, (pp. 15-16-17)