
Giuseppe Verdi, La Traviata, Ileana Cotrubas,
Placido Domingo, Carlos Kleiber(maestro)
E Strano - Sempre Libera Lyrics
E strano! E strano!
In core scolpiti ho quegli accenti!
Saria per me sventura un serio amore?
Che risolvi, o turbata anima mia?
Null'uomo ancora t'accendeva…
Oh, gioia
Ch'io non conobbi,
Esser amata amando!
E sdegnarla poss'io
Per l'aride follie del viver mio?
Ah, fors'e lui che l'anima
Solinga ne'tumulti
Godea sovente pingere
De'suoi colom occulti
Lui, che modesto e vigile.
All'egre soglie ascese,
E nuova febbre accese
Destandomi all'amor!
A quell'amor ch'e palpito
Dell'universo intero,
Misterioso, altero
Croce e delizia al cor.
Follie! Delirio vano e questo!
Povera donna, sola, abbandonata
In quest popoloso deserto
Che appellano Parigi
Che spero or piu? Che far degg'io?
Gioire!
Di volutta ne'vortici perir!
Gioir!
Sempre libera deegg'io
Folleggiare di gioia in gioia,
Vo'che scorra il viver mio
Pei sentieri del piacer.
Nasca il giorno, o il giorno muoia
Sempre lieta ne'ritrovi,
A dilettisempre nuovi
Dee volare il mio pensier
----------- // ---------------
Etrange! L'empreinte de ces accents
Est gravée dans mon coeur.
L'amour vrai serait-il pour moi un malheur?
Que faire, ó mon âme troublée?
Personne encore ne t'a enflammée.
Oh, joie... que je ne connais pas,
Être aimée en aimant!
Pourrai-je dédaigner cette joie
Pour la seule chimère de ma vie?
Ah, se peut-il qu'il soit
Celui que mon âme solitaire,
Dans le tumulte de ses pensées,
Dépeint souvent en contours incertains?
Celui qui, modeste et vigilant,
Franchit le seuil de la malade
Pour l'enflammer d'une nouvelle fièvre
Et l'éveiller à l'amour!
A cet amour qui fait palpiter
L'univers entier,
Mystérieux, altier,
Croix et délices du coeur.
Folie! C'est un délire insensé!
Pauvre femme seule,
Abandonnée dans ce désert populeux
Que l'on appelle Paris,
Que me reste-t-il à espérer? Que dois-je faire?
Jouir des plaisirs,
Périr dans la volupté des tourbillons!
Jouir des plaisirs!
Libre toujours, je veux pouvoir
Voltiger de joie en joie,
Je veux que ma vie s'écoule
Par les sentiers du plaisir.
Que naisse le jour, ou que le jour meure,
Plein de liesse dans les cercles mondains,
Vers des plaisirs toujours nouveaux
Doit s'envoler ma pensée.











.jpg)































